Politiques

Le conundrum des taux élevés ?

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par Axel Botte, stratégiste chez Axa IM

Le 28 mai dernier, le taux à 10 ans américain s’établissait à 3,73% en clôture, soit 23pdb au-dessus du plus bas de la séance. La correction en fin de séance est symptomatique de la défiance actuelle envers les bons du Trésor américain. Les nouvelles ce jour auraient normalement dû se traduire par une hausse du marché. Par exemple, l’annonce de tests nucléaires par la Corée du Nord constitue une menace claire pour le Japon et la Corée du Sud. Ce genre d’évènement est en général suivi d’une fuite vers la qualité qui bénéficie aux obligations d’Etat.

La BCE juge le niveau des taux d’intérêt « approprié »

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par Frederik Ducrozet et Grégory Claeys, économistes au Crédit Agricole

Le taux directeur de la BCE est maintenu à 1 %, un niveau jugé « approprié ». Une nouvelle baisse des taux ne serait envisagée, selon nous, qu’en cas de décrochage des anticipations d’inflation.

La BCE s’attend à une modération des rythmes de baisse de l’activité, et à une inflation négative cet été.

En détaillant son programme de rachats de covered bonds, la BCE s’est défendue de s’engager dans la voie du Quantitative Easing et de créer de la monnaie. La réalité est (beaucoup) plus complexe. 

La BoE laisse son taux directeur inchangé à 0,50 % et ne modifie pas son programme de rachats de titres.

Une hausse de l’euro est-elle vraiment préjudiciable ?

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par Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis

Après le très fort recul du PIB enregistré pendant l’automne et l’hiver derniers, la croissance en zone euro devrait avoir atteint son point bas au printemps. La forte désinflation, le dégel des flux de capitaux internationaux, le moindre déstockage et la mise en œuvre des plans de relance à l’échelle mondiale devraient en effet donner une bouffée d’air (temporaire) à l’économie européenne à partir du deuxième trimestre.

BCE : mesures conventionnelles et non conventionnelles de politique monétaire

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par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

Depuis l’aggravation des turbulences financières en octobre 2008, la BCE s’est engagée dans ce que l’on peut considérer comme une politique monétaire non conventionnelle indirecte. Depuis octobre 2008, les opérations principales de refinancement sont effectuées par le biais d’une procédure d’appel d’offres à taux fixe, la totalité des soumissions étant servie. Les mesures ainsi adoptées ont entraîné une nette augmentation du bilan de la BCE et un allégement des tensions monétaires.

Les mesures non conventionnelles doivent demeurer exceptionnelles. Toutefois, la sortie des politiques non conventionnelles (directes comme indirectes) doit s’effectuer progressivement.

Mais où sont donc passé les plans de relance ?

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par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

A première vue, les plans de relance gouvernementaux annoncés à grand renfort de publicité à l’automne dernier semblent avoir eu peu d’impact sur les économies des pays de l’OCDE. En effet, après une fin d’année 2008 catastrophique, les PIB des principaux « pays développés » ont enregistré au premier trimestre un repli impressionnant, inédit même pour la plupart d’entre eux. En rythme annualisé, ce dernier atteint ainsi 6,1 % aux Etats-Unis, 15,2 % au Japon, 14,4 % en Allemagne, 4,7 % en France, 7,3 % au Royaume-Uni, 7 % en Espagne...

Quantitative easing, encore…

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par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

La semaine a été marquée par la publication des Minutes relatives aux dernières réunions de la Réserve fédérale (28 et 29 avril) et de la Banque d’Angleterre (6 et 7 mai).

Aux Etats-Unis, la Banque centrale a souligné que les conditions sur les marchés financiers s’étaient améliorées et que le rythme de recul de certaines des composantes du PIB s’est modéré récemment, en mettant en avant la consommation des ménages.

Etats-Unis : la « wait and see » attitude

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par Isabelle Job, économiste chez Calyon (Crédit Agricole)

- Côté politique non conventionnelle, la Fed n’exclut pas de nouvelles initiatives mais pas avant d’avoir pu juger de l’efficacité du dispositif actuel.
- Sur le front économique, la Fed note des signes d’amélioration mais se veut prudente en abaissant une nouvelle fois ses prévisions de croissance à court terme. La balance des risques entre déflation et inflation paraît équilibrée.

Achat de “covered bonds” par la BCE : une très bonne idée

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par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

L’époque où la fixation du taux refi était l’unique temps fort des réunions de politique monétaire de la BCE est désormais révolue. Il faut dire que, depuis le déclenchement de la crise durant l’été 2007 et, surtout, depuis la faillite de Lehman Brothers en septembre dernier, nous sommes entrés dans l’ère des politiques monétaires non-conventionnelles1.

Faut-il encore faire l’Europe politique ?

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par Olivier Ferrand, président de Terra Nova

L’Europe politique est encore possible. Certes, la fenêtre d’opportunités, largement ouverte dans les années 1990, s’est refermée, après l’échec des négociations institutionnelles. Traités de Maastricht (1992), Amsterdam (1997), Nice (2001), Constitution européenne (2004), traité de Lisbonne (2007) : négociations après négociations, l’Europe politique a été repoussée. Les moteurs historiques de la construction européenne, les gouvernements et la Commission européenne, se sont enrayés. Un nouveau « bras armé » doit émerger pour l’Europe politique : le Parlement européen. C’est là que la nouvelle génération européenne doit s’investir. Et c’est pour cette raison que les élections européennes de juin revêtent une grande importance.

Zone euro : une profonde récession

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par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

La récession s'est aggravée dans la zone euro au T1 09, avec une chute du PIB de 2,5% t/t, la plus forte contraction enregistrée à ce jour. Les données d’enquête disponibles pour le second trimestre laissent entrevoir un début d'amélioration. Cependant, la reprise sera longue à venir.

L'inflation devrait continuer de ralentir, et même devenir négative cet été, principalement à cause d'effets de base liés aux prix énergétiques.

Pour atténuer la sévérité de la récession, le Conseil des gouverneurs de la BCE a baissé à nouveau le taux refi de 25 pb pour le ramener à 1%, un nouveau plus bas historique. La Banque n'a pas exclu une poursuite de la baisse des taux.