Politiques

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Turquie : le risque d’une crise persistante

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management

La monnaie turque s’est fortement dépréciée au cours des derniers jours. Elle était cotée 6.85 contre dollar cet après midi contre 5.15 en clôture il y aune semaine. Le mouvement est très marqué comme le montre le graphe.

Il y a deux points à relever pour comprendre la dynamique de la monnaie turque.

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Conséquences inattendues de la politique américaine

par César Pérez Ruiz, Responsable des investissements et CIO chez Pictet Wealth Management

Au nom de sa doctrine «America First», Trump a retiré les Etats-Unis de plusieurs organisations internationales, est revenu sur un certain nombre d’accords multilatéraux et a expliqué au monde qu’il faudrait moins dépendre des forces militaires américaines. Sa politique tarifaire s’inscrit dans la même veine. Aux yeux de ses soutiens, America First est un succès: le moral des ménages et des petites entreprises s’améliore, l’économie frôle le plein-emploi et, au 2e trimestre, le PIB a crû d’environ 4%. Quoi qu’en pense le reste du monde, dans l’optique des élections de mi-mandat de novembre, le président américain va jouer la carte locale.

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BCE : la réunion de septembre sera cruciale

par Patrice Gautry, Chef économiste à l’Union Bancaire Privée

Comme attendu, la BCE n’a pas annoncé de changement de politique : Mario Draghi s’est montré optimiste sur la croissance, confiant sur l’inflation, accommodant sur les taux et prudent sur la liquidité.

Ces positions ont atténué la pression sur l'euro mais l'ont maintenue sur les rendements, laissant les marchés du crédit incertains quant à la stratégie de sortie de la BCE.

La fin du QE reste dépendante du scénario d'inflation: le programme devrait être réduit au second semestre et être liquidé d'ici décembre 2018. Cependant, si l'inflation diverge de sa trajectoire prévue, le plan de sortie est susceptible d'évoluer.

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Brexit, où en est-on ?

par Bastien Drut et Juliette Cohen, Stratégistes chez CPR AM

La question du Brexit parait particulièrement complexe du fait du flou persistant sur la ligne de négociation britannique. Celle-ci navigue entre les partisans d’un soft Brexit qui cherchent à limiter sa portée et son coût économique, les tenants d’un hard Brexit qui souhaitent retrouver une souveraineté totale pour le Royaume-Uni et enfin ceux qui espèrent encore infléchir le mouvement et permettre le maintien dans l’Union européenne.

Néanmoins, depuis le début des négociations effectives il y a un an, des avancées ont été réalisées sur plusieurs points : la facture du divorce, le statut des expatriés européens, le calendrier du processus de négociation, la période de transition ainsi que le principe de non rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

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France : Victoire des Bleus… Coup franc pour la croissance ?

par Véronique Janod, avec la contribution d’Emilie Da Silva, économistes chez Natixis

La victoire des Bleus dimanche dernier a mis la France en liesse. L’euphorie passée, chacun continue d’y penser et de rêver...et pourrait même être tenté d’y déceler un présage positif, et d’extrapoler que la victoire de la coupe pourrait venir soutenir la croissance en boostant la consommation. Voilà qui serait d’autant plus bienvenu que, contrairement aux drapeaux français agités fièrement dans les rues, la consommation des ménages est restée en berne en ce début d’année.

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Théorie économique 2.0

par Cyrille Geneslay, Gérant Allocataire chez CPR AM

L’économie est une « science » humaine et sociale capable de décrire et de prévoir « ceteris paribus » l’évolution de l’activité d’un pays ou d’une zone. La tâche est ambitieuse, mal aisée et repose sur un principe restrictif fort : « toutes choses étant égales par ailleurs ». Cet axiome qui revient à expliquer ce qui se passerait si rien ne bougeait conduit parfois les plus aguerris de nos économistes à des raisonnements pour le moins originaux, voire fallacieux.

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Les risques augmentent mais la croissance reste solide

par Christophe Morel, Chef économiste de Groupama Asset Management

Commençons d’abord par la bonne nouvelle : le cycle économique haussier n’est pas fini. Ainsi, « l’élastique conjoncturel » reste positif dans les pays développés. En effet, l’offre (la production) est toujours en retard par rapport à la consommation (graphique 1). Et tant qu’il y a du retard dans la production, dans la reconstitution des stocks et dans l’investissement, la perspective cyclique reste favorable. C’est pourquoi, le cycle actuel de croissance devrait nous surprendre par sa longévité : ce cycle sera « anormalement » long justement parce que la reprise a été « anormalement » lente.

Si le cycle conjoncturel haussier devrait se poursuivre, les rythmes de croissance sont toutefois plafonnés pour deux raisons.

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L’économie tient le choc !

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, et Xavier d'Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible chez Amplégest avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Ces dernières semaines, l’évolution des marchés financiers a été impactée par des facteurs politiques divers. Les craintes d’une guerre commerciale élargie et les problèmes de gouvernance de la zone euro sont les deux grandes menaces qui ressortent en cette fin de semestre. Nous pensons raisonnablement que ces deux dangers vont progressivement s’estomper, dans l’intérêt général. Une guerre commerciale serait coûteuse pour tout le monde, à commencer par les industriels américains dont les indicateurs de confiance commencent à être impactés par les derniers évènements.

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Allemagne : sérénité malgré une confiance au ralenti

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

En ligne avec la dynamique en zone euro, les indices allemands ont marqué le pas depuis la fin 2017, quoiqu’à partir d’un niveau très élevé. L’indice PMI manufacturier de Markit est passé de 63,3 en décembre 2017 à 55,9 en juin. Le PMI des services a reculé de 57,3 en janvier à 52,1 en mai. L’indice IFO du climat des affaires, après un plus haut historique à 105,2 en novembre, s’est replié à 101,8 en juin. L’indice de confiance économique publié par la Commission européenne est retombé de 116,0 en janvier à 111,9 en juin, une évolution quasiment générale (industrie, services, confiance des consommateurs, commerce de détail) même si le moral est resté stable dans le secteur de la construction.

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Les déséquilibres TARGET2, de nouveau au centre de l’attention

par Bastien Drut, Stratégiste Senior chez CPR AM

Les développements politiques récents en Italie, en particulier la présence de membres eurosceptiques au gouvernement, ont à nouveau tourné les projecteurs sur les déséquilibres TARGET2. Dans cette note, nous nous proposons d’expliquer simplement le système TARGET2 et les enjeux qu’ils représentent pour les différentes parties prenantes.

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