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La Fed ne fera pas de cadeau pour Noël

par Tomas Hildebrandt, Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français chez Evli

La Réserve fédérale a poursuivi le resserrement de sa politique monétaire amorcée en 2015. La semaine dernière, la Fed a ainsi relevé son taux directeur à 2,125%. La Fed devrait de manière générale continuer cette augmentation avec une hausse de 0,25 point de pourcentage annoncée pour sa réunion de décembre et encore trois ou quatre augmentations encore au cours de l’année prochaine. Cette fois-ci, la Fed ne peut pas se permettre d’offrir pour Noël une pause dans la hausse des taux.

La bonne performance de l’économie américaine s’est maintenue sur un temps record et une surchauffe transparaît dans certaines parties de l’économie. Le chômage est tombé à 3,8% - le même niveau qu'avant le changement de millénaire. Avant cela, le chômage n’avait jamais était aussi bas depuis les années 1960.

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La question de la dette, une fois encore

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

J’ai fait en début de semaine un post évoquant la dette publique française proche de 100%. Cette note a provoqué de nombreuses réactions sur lesquelles j’aimerais revenir.

1 – Dans ce post j’évoquais effectivement la dette publique française proche de 100% mais je m’inquiétais davantage de la dette privée des entreprises non financières et des ménages. Les réactions n’ont porté que sur la dette publique mais pas du tout sur la dette privée dont le niveau est aujourd’hui franchement préoccupant.

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Budget italien : rien de rassurant

par Julien-Pierre Nouen, CFA, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée, et Matthieu Grouès, Directeur des gestions institutionnelles Responsable de la stratégie et de l’allocation d’actifs chez Lazard Frères Gestion

L’annonce par l’Italie d’un déficit 2019 à 2,4% a renouvelé les inquiétudes des investisseurs, rendant nécessaire une première lecture, bien que beaucoup de précisions soient encore attendues pour se faire une opinion.

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Fed : la courbe de Phillips est plate

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Serait-ce une perte de temps de regarder en direct les conférences de presse des présidents de banque centrale ? Je me posais la question en suivant, mercredi dernier, la séance des questions-réponses de Jerome Powell avec les journalistes sur YouTube. Les questions étaient claires mais les réponses souvent vagues. Cela m’a rappelé les conférences de presse de Mario Draghi. « Il n’en a pas été question » est une réponse que l’on retrouve fréquemment dans les FAQ. Mais peut-on véritablement s’attendre à autre chose ? Après tout, les opérateurs du marché (et les journalistes) espèrent des réponses claires permettant de balayer les incertitudes, tout en sachant dans le fond que les banques centrales sont dans l’incapacité de les leur donner pour la simple raison qu’elles ne peuvent pas se pré-engager. L’avenir n’est-il pas pavé d’incertitudes ?

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Italie : comprendre le risque de l’annonce sur le budget en sept points

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Les investisseurs ont peu goûté la publication du programme budgétaire italien qui prévoit un déficit du budget de 2.4% du PIB en 2019, 2020 et 2021. Les incertitudes reviennent sur l’Italie. Le taux à 10 ans a progressé fortement comme le montre le graphe arrêté ce matin à 1015.

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La Fed sera-t-elle capable de gérer un « atterrissage en douceur » ?

par Josh Feinman, Chef économiste monde chez DWS

Sans surprise, le FOMC, en charge de la politique monétaire de la Fed, a décidé mercredi de relever ses taux directeurs de 25 points de base. Ceux-ci sont désormais compris entre 2% et 2,25%. Il s’agit de la huitième hausse au sein du cycle actuel. Les principaux points à retenir sont les suivants :

- Le Comité a conservé un ton optimiste presque inchangé par rapport à la précédente réunion, évoquant une activité économique en forte progression, un marché du travail solide et une inflation proche de sa cible. Le communiqué ne fait plus mention d’une « politique monétaire accommodante » : les taux directeurs se rapprochant désormais d’un niveau « neutre », il est logique que cette mention ait été abandonnée. Ceci ne signifie pas que les perspectives du FOMC ont évolué ou que le comité souhaite changer de direction, le président Powell ayant bien insisté sur ce point.

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Diminution et non resserrement

par Patrick Barbe, Gérant Senior chez NeubergerBerman

Pourquoi nous ne nous attendons pas à ce que la fin de l’assouplissement quantitatif de la BCE déstabilise le marché obligataire européen.

Lors de sa dernière réunion, la Banque Centrale Européenne a confirmé qu’elle mettrait fin progressivement à son programme de rachat d’obligations à la fin de l’année. De nombreux investisseurs craignent que cela ne constitue un défi à relever pour les marchés obligataires en euros, les primes de risques étant encore faibles, en grande partie à cause du succès de ce programme d'assouplissement quantitatif. Mais est-ce que cela risque vraiment de les déséquilibrer ?

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Verdir la loi Pacte

par Philippe Zaouati, Directeur Général de Mirova

La loi Pacte est actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale. Il s’agit d’un ensemble de dispositions destinées à accélérer la croissance des petites et moyennes entreprises, à faciliter leur création, leur financement et leur transmission. Plusieurs de ces dispositions concernent l’épargne des ménages, avec l’objectif d’accroître l’investissement en actions dans les entreprises françaises. Le projet élargit et facilite par ailleurs l’accès à l’épargne salariale pour les PME. Enfin, il intègre de façon explicite le rôle environnemental et social des entreprises à travers une modification du code civil et ouvre la voie à la création d’entreprises à mission.

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Dix ans après : une nouvelle normalité qui interroge

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Dix ans après la faillite de Lehman Brothers, la crise financière puis la Grande récession qui ont suivi, dans quelle mesure les grandes économies se sont-elles relevées ?

Le tableau est mitigé : dans la plupart des pays, le PIB réel par habitant est plus élevé qu’avant la crise

Mais la dette publique n’a pas reculé, et la croissance a été lente, malgré les politiques expansionnistes

Les taux directeurs sont (très) bas et la taille des bilans des banques centrales a considérablement augmenté

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10 ans après Lehman : état des lieux

par Pascal Blanqué, CIO Groupe, et Vincent Mortier, CIO Adjoint Groupe chez Amundi

La faillite de Lehman Brothers survenue il y a dix ans a marqué le début de la crise financière de 2008. L’héritage de la crise révèle plusieurs paradoxes, avec des conséquences sur l’économie et sur les marchés financiers.

1. L’incapacité à se désendetter: le rythme d’endettement a ralenti mais, en termes absolus, il n’y a pas eu de processus de désendettement réel après la crise. La perspective d’une hausse des taux d’intérêt et le ralentissement de la reprise conjoncturelle soulèvent des questions sur la soutenabilité de la dette. Il conviendra d’identifier les domaines vulnérables susceptibles de se transformer en risques idiosyncratiques pour empêcher la dépréciation des actifs.

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