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Accord du Conseil européen : imparfait mais historique

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Comme tous les accords fondés sur un compromis, celui sur l’effort de relance européen, conclu cette semaine par les Vingt-Sept lors du Conseil européen, n’est pas parfait. Ceux que l’aléa moral préoccupe peuvent objecter que la conditionnalité attachée aux subventions est peu contraignante. D’autres feront valoir que, d’une part, certains pays ont obtenu un rabais sur leur contribution au budget de l’UE tandis que, d’autre part, les montants alloués à l’innovation et à la transition vers une économie verte ont été réduits dans le cadre financier pluriannuel (CFP), le budget de l’UE pour la période 2021-2027. Enfin, la révision à la baisse des EUR 500 mds de subventions prévues dans la proposition initiale de la Commission, à EUR 390 mds, ne manquera pas de susciter des frustrations.

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Accord UE : une réponse puissante susceptible de renforcer les actifs de l'UE et l'investissement ESG

par Didier Borowski, Responsable des Vues Globales, Eric Brard, Directeur des Métiers Taux et Crédit, et Kasper Elmgreen, Responsable Actions chez Amundi

L'accord conclu entre les dirigeants de l'Union Européenne (UE), à l’issue du plus long Conseil européen de l'histoire, sur la mobilisation d'un ‘package’ global de 1824 Mds € - y compris le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) et la ‘Next Generation’ de l'UE (NGEU) - est un accomplissement significatif et constitue un support à court terme pour les actifs de l'UE.

Le Fonds de Relance accroîtra la résilience de l'UE, mais il ne stabilisera pas l'activité sur les 12 prochains mois. En effet, ce Fonds de Relance ne sera pas opérationnel avant le 1er trimestre 2021. L'impact économique ne se fera sentir qu'en 2022. Les politiques de stabilisation conjoncturelle restent donc du ressort des Etats.

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La Covid-19 et l’environnement

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

La pandémie de Covid-19 et l’environnement entretiennent de multiples relations, directes et indirectes. Le confinement a eu un impact profond sur l’activité économique et, par voie de conséquence, sur l’environnement. Ce phénomène nous renvoie au cortège d’externalités environnementales qui entourent les décisions de production et d’investissement.

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La croissance en zone euro : sprint ou marathon ?

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

La récession de 2020 est unique en son genre et, sur la période récente, par son ampleur. La plupart des prévisionnistes s’accordent à penser que la reprise qui suivra sera tout aussi unique. Dans un premier temps, elle devrait être particulièrement vigoureuse. Rien d’étonnant à cela, puisqu’elle est tirée par l’assouplissement des mesures de confinement. Les contraintes pesant sur la production et la consommation ont été en grande partie levées. Les données mensuelles séquentielles de la production bénéficient d’importants effets de base, lorsqu’on compare le trimestre avec le précédent.

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Élections américaines : vers un possible changement de modèle

par Bastien Drut, Stratégiste Senior chez CPR AM

Très clairement, Joe Biden et les démocrates ont l’avantage pour le moment. Joe Biden est très nettement en tête dans les sondages dans plusieurs Etats pivots (swing states), comme la Floride, et obtiendrait un nombre de grands électeurs très supérieur à Donald Trump si l’élection avait lieu aujourd’hui. Evidemment, il est nécessaire de rappeler que les élections se dérouleront dans 4 mois (beaucoup de choses peuvent encore se passer...) et que les sondages donnaient aussi une nette avance à Hillary Clinton au même stade en 2016 (avance moyenne de 5 points de Clinton contre Trump dans les sondages au niveau national début juillet 2016, contre une avance moyenne de près de 10 points de Biden contre Trump début juillet 2020).

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Une banque centrale européenne plus vigilante que jamais

par Franck Dixmier, Global CIO Fixed Income chez Allianz Global Investors

Nous n’attendons pas d’annonces de nouvelles mesures lors de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne du 16 juillet, mais celle-ci devrait réaffirmer son biais très accommodant.

La BCE peut être satisfaite de la forte amélioration des conditions de crédit en zone euro. Toutefois, face aux incertitudes sur l’évolution de la pandémie en zone euro et dans le monde, qui entretiennent des doutes sur la trajectoire de la croissance et de l’économie mondiale, la banque centrale reste vigilante et devrait réitérer sa capacité à faire plus si nécessaire.

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Quel scénario de croissance pour la France en 2020 et après ? Comparaison avec le FMI et la CE

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Au regard des nouvelles données publiée par l’Insee, mon scénario de référence suggère une contraction de -9% en France pour 2020 avant de rebondir de 8% en 2021. Le PIB de 2019 serait retrouvé en 2022/2023. La contraction de l’activité attendue par la Commission Européenne et le FMI est plus importante. Dès lors le retour sur le PIB de 2019 sera beaucoup plus long à se dessiner.

L’Insee a publié une nouvelle note de conjoncture dans laquelle elle trace l’allure de l’activité observée, en France, depuis le début du confinement. Au mois de juin, l’institut de statistique confirme que l’économie française fonctionnait à 88%, en moyenne, de ses capacités.

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Comment stimuler les dépenses de consommation ? Chèque vs baisse de la TVA

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Les données d’enquête tout comme celles sur l’activité et les dépenses s’améliorent dans les pays en voie de déconfinement. Dans le même temps, la fréquence des restructurations d’entreprises et les licenciements augmentent, dressant un sombre tableau pour l’emploi. Compte tenu du poids de la consommation des ménages dans le PIB[1], il est essentiel de stimuler leurs dépenses pour soutenir la reprise. Plusieurs pays ont déjà pris des mesures dans ce sens, comme la baisse temporaire de la TVAet l’aide pour l’achat de véhicules électriques en Allemagne ou, en France, le bonus écologique pour l’acquisition de voitures propres.

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Aux Etats-Unis, l’austérité par défaut ?

par Bastien Drut, Stratégiste senior chez CPR AM

En raison de son très fort impact sur le marché du travail, la crise du coronavirus pèse lourdement sur les finances des collectivités locales américaines (Etats, villes). Celles-ci se trouvent désormais dans l’obligation de mettre en place des mesures d’austérité (augmentation des impôts, coupes budgétaires, licenciements), qui peuvent mettre en péril la reprise économique américaine. C’est l’un des plus gros enjeux de la bataille entre Démocrates et Républicains au sujet d’une 5ème phase de soutien budgétaire.

Les finances des Etats américains vont se dégrader fortement car :

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France : le retour du consommateur

par Julien Manceaux, Senior Economist chez ING

Les ménages français semblent avoir fait des folies en matière de dépenses durant la deuxième quinzaine de mai, certaines catégories de dépenses rattrapant leur moyenne d'avant la crise. Ce rebond rapide pourrait atténuer la contraction du PIB au deuxième trimestre de l'année et pourrait - si elle se poursuit - laisser présager un rattrapage rapide au troisième trimestre.

Le confinement laisse place au shopping

En mai, les dépenses de consommation des ménages français ont rebondi après avoir atteint un plus bas niveau historique en avril. Par rapport à un niveau d'avant la crise défini comme la moyenne de septembre 2019 à février 2020, les dépenses d'avril avaient baissé de 33 %. Cela allait de -77% pour les dépenses de matériel de transport à +4% pour les dépenses alimentaires. La consommation d'énergie avait baissé de 34 %.

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