Politiques

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Dette Publique, Dette Privée

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

La dette publique c’est le mal. C’est le genre d’affirmation que l’on voit souvent dans les gazettes. C’est cependant une affirmation erronée. Si l’on doit s’inquiéter d’une dette excessive, cela doit être celle du secteur privé. C’est cette dette privée, notamment celle des ménages, qui était à l’origine de la crise de 2007, ce n’est pas la dette publique dont le niveau était réduit avant la crise. Dix ans après, la dette privée reste à un niveau élevé notamment en Europe. Cela limite les capacités d’ajustement des acteurs du secteur privé.

Mais avant d’évoquer la dette privée, il faut revenir sur la question de la dette publique. On peut ici faire plusieurs remarques :

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Etats-Unis :
est-ce la n de cycle ?

par Didier Borowski, Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

Le PIB américain en volume est supérieur de 13 % à son niveau de fin 2007 (et de plus de 30 % en valeur). En moyenne, depuis le début de la reprise, le PIB réel s’est accru à un rythme annualisé de 2 %, ce qui fait de ce cycle l’un des plus longs de l’histoire des États-Unis. L’économie s’approche désormais du plein emploi, sans toutefois générer les pressions inflationnistes attendues à ce stade du cycle, et ce d’autant plus que les gains de productivité ont chuté et que les coûts salariaux unitaires progressent. Les profits se sont redressés de façon spectaculaire dans les premières années mais l’investissement productif est resté particulièrement mou, probablement en raison du ralentissement de la productivité et de débouchés incertains.

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La croissance ralentit progressivement au Royaume-Uni

par Sylwia Hubar, Economiste chez Natixis

L’activité au Royaume Uni a fortement ralenti au S1 2017. Atteignant 0,3% T/T (et 1,7% en GA), la première estimation de la croissance au T2 est conforme aux prévisions. Si les ventes au détail (ainsi que la production cinématographique) ont positivement contribué à la croissance du PIB, elles devraient être pénalisées par le ralentissement des dépenses des ménages. L’impact négatif de la production, notamment en raison du ralentissement du secteur manufacturier, suggère qu’en termes de contributions au PIB, les exportations nettes et l’investissement ne devraient probablement pas compenser le déclin de la consommation privée. Nous anticipons un ralentissement de la croissance au Royaume-Uni à 1,6% en 2017, puis 1,3% en 2018 (contre 1,8% en 2016).

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Banques centrales : comme un vol de faucons

par Raphaël Gallardo, Stratégiste multi-asset Investissement et Solutions Clients chez Natixis AM

Après plusieurs mois de rally obligataire, les taux longs dans le G10 sont à nouveau orientés à la hausse. La précédente phase de repentification des courbes date de l’élection surprise de Trump à la présidence des Etats-Unis, porteuse d’espoirs de relance budgétaire massive. Les déceptions sur la croissance outre-Atlantique au T1 et l’enlisement de l’exécutif dans des négociations tortueuses avec le Congrès avaient eu raison de ce mouvement baissier sur les obligations d’Etat.

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Perspectives macroéconomiques du second semestre : l’impossible trinité

par Witold Bahrke, Stratégiste chez Nordea Asset Management

En dépit des espoirs de reflation, l'inflation ne s’est pas vraiment ressaisie au cours du premier semestre, même si nous bénéficions d’une reprise mondiale synchronisée depuis plusieurs trimestres.

En fait, les données économiques ont commencé à décevoir au second trimestre. Comparée aux niveaux relativement hauts atteints il y a quelques mois, nous prévoyons une poursuite du ralentissement de la croissance au second semestre, ainsi qu’une inflation contenue. Pour autant, les banques centrales sont en train d’émettre des signaux moins accommodants et la Fed, dont la priorité est désormais la restauration de son bilan, s’attend à entrer prochainement dans le territoire inconnu du resserrement quantitatif.

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Réformes structurelles : mieux vaut réparer le toit quand le soleil brille

par William De Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Les réformes structurelles revêtent une grande importance, mais semblent souvent être menées avec réticence, ce qui tend à expliquer qu'elles interviennent en période de crise économique ou sous l'effet d'une pression extérieure

Les réformes sont plus efficaces lorsqu'elles bénéficient d'un environnement cyclique favorable et de taux d’intérêt faibles

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Le frein est mis au crédit

par Steen Jakobsen, Chief Investment Officer chez Saxo Bank

Après une période prolongée d'expérimentations en matière de politique monétaire, le crédit se retire des marchés mondiaux. Si ce processus est nécessaire, l'impulsion du crédit révèle que la croissance mondiale devrait réagir en s'orientant vers la récession.

La période de près de 10 ans d'expérimentations en matière de politique monétaire que nous avons vécue arrive-t-elle à sa fin ? Selon les médias financiers, il semblerait que cela soit le cas. En revanche, la Réserve fédérale poursuit avec détermination sa stratégie de hausse des taux et indique que le resserrement devrait s'accroître au lieu de se réduire.

Pendant ce temps, la Banque du Japon explore les options de sortie de son programme d'assouplissement quantitatif, et la Banque centrale européenne envisage un ralentissement progressif des achats de titres.

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L’hymne comme reflet d’une nation

par Cyrille Geneslay, Gérant allocataire chez CPR AM

Qu’il soit imposé par l’usage ou choisi par les gouvernements, l’hymne national est un chant patriotique riche d’une histoire qui lui est propre. Cette histoire puise souvent sa source dans les épreuves les plus dures que le pays a traversées et rappelle les valeurs fondamentales de la nation. Ainsi la Marseillaise est un chant de guerre révolutionnaire appelant à la résistance du peuple français face à la tyrannie étrangère. C’est une invitation au combat, une lutte pour la liberté. « La bannière étoilée », quant à elle, est un hommage au drapeau américain flottant sur le fort Mc Henry et au sacrifice des hommes et des femmes morts de l’avoir protégé. L’origine du « God Save the Queen » en revanche est plus controversée.

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Politique et croissance en zone Euro

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

La zone Euro apparaît aujourd’hui comme un havre de stabilité. L’élection d’Emmanuel Macron et ses relations fortes avec Angela Merkel ont nourri les attentes d’une économie qui retrouve une croissance plus robuste et d’un espace politique qui veut se donner les moyens nécessaires pour se réformer afin de s’inscrire encore davantage dans la durée.

Cette rupture est remarquable car il y a 6 mois à peine on ne donnait pas cher de la zone Euro. La montée attendue du populisme lors des diverses élections devait fragiliser la construction européenne au risque de créer une dynamique moins coopérative et plus antagoniste.

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La syntaxe de Sintra

par William De Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Le marché a fortement réagi au discours de Mario Draghi à la conférence de la BCE à Sintra

Cela témoigne du grand malaise créé par la perspective d'une normalisation de la politique monétaire

Les réunions du Conseil des gouverneurs de la BCE du 20 juillet et du 7 septembre revêtent une importance toute particulière

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