Politiques

France : Climat de confiance dégradé

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par Werner Perdrizet, économiste au Crédit Agricole

Les enquêtes de conjoncture en janvier ont dans l’ensemble confirmé l’érosion de la confiance des entreprises et des ménages. Ce climat peu favorable devrait pousser les entreprises à reporter leur projet d’investissements et d’embauches et à gérer leurs stocks au plus près. Les ménages devraient également réduire la voilure du côté de la consommation. Le léger recul de l’activité sur la jonction 2011-2012 serait donc essentiellement imputable au repli de la demande intérieure.

Crise de la dette : point d’étape

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par Caroline Nehwouse, économiste chez BNP Paribas

Finalisé à l’occasion du sommet européen du 30 janvier, le projet de nouveau «traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire » renforce la discipline budgétaire au sein de l’Union européenne.

Zone euro : le rationnement du crédit s’intensifie

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par Marie-Pierre Ripert, économiste chez Natixis

L’opération de refinancement de très long terme de la Banque Centrale Européenne fin décembre a contribué à rassurer les investisseurs en éloignant le risque de crise de liquidité et en corollaire de défaut bancaire. Elle n’est cependant pas la solution à tous les problèmes de la zone euro.

Une « TVA sociale » en France ? Oui mais

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par Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas

Moins miser sur la consommation, plus sur la production, moins parler de pouvoir d’achat et plus de compétitivité : la « TVA sociale » vise fondamentalement à réorienter la logique de demande vers une politique de l’offre.

Le débat est légitime, dans un contexte de déficit extérieur record, de chômage élevé et de recul du poids de l’industrie dans le PIB.

Mais le timing est discutable, compte tenu de la fragilité de la conjoncture. Et le succès allemand n’est pas forcément reproductible ailleurs et aujourd’hui.

La balance des plus et des moins penche plutôt en faveur de la mise en place d’une telle mesure. Il ne faut pas en attendre des miracles, mais cela vaut le coup d’essayer.

Crises + élections = agitation

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par Kalid Berrit, Responsable ingénierie patrimoniale chez Crystal Finance

La deuxième vague des mesures décidées par le gouvernement, qui s’inscrit dans un souci de «réduire les déficits publics», se caractérise par un alourdissement de la facture pour les contribuables, en particulier en ce qui concerne le patrimoine immobilier.

La loi de Finances pour 2012 a ainsi été définitivement adoptée le 21 décembre 2011 et, paradoxe français, la 4ème Loi de Finances rectificative pour 2011 le 28 décembre !

UNE FISCALITÉ TOUJOURS PLUS LOURDE

La Loi de Finance pour 2012 répond au besoin de liquidités du gouvernement ; cela se traduit par une taxation plus im- portante des contribuables, y compris les hauts revenus, et un resserrement des opportunités de défiscalisation.

Fin de partie

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par Curt Custard, Responsable Global Investment Solutions chez UBS Global Asset Management

Malheureusement, aucun homme politique n’a jamais été récompensé pour avoir évité une crise. A travers le monde, nous assistons à une crise dont la résolution nécessite l’absorption d’une potion amère à base d’austérité, édulcorée de création monétaire, qu’un transfert de richesses conflictuel ne manquera pas de faire pétiller - un cocktail que j’appelle ‘Fin de partie’.

Hiver sous perspective négative

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par Olivier Eluère et Werner Perdrizet, économistes au Crédit Agricole

La croissance française va porter les stigmates de la crise des dettes souveraines avec deux trimestres consécutifs de repli de l’activité à la jonction 2011-2012. Cette récession technique s’annonce modérée et serait suivie d’une reprise très molle bridée par l’austérité budgétaire, mais ce bien sûr à supposer une accalmie rapide sur le front de la crise.

France : perte de la notation AAA

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par Olivier Eluère, économiste au Crédit Agricole

L’agence Standard and Poor’s a dégradé, le 13 janvier, la note de la France et de huit autres pays de la zone euro. Cet abaissement de note est a priori synonyme de taux longs plus élevés, ce qui affecte les équilibres budgétaires. Mais les taux longs français devraient faiblement remonter, les marges de manœuvre budgétaires permettent d’absorber ces hausses de coûts et les effets sur la conjoncture resteraient relativement limités.

Viktor Orban : un Chavez de droite ?

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par Juan Carlos Rodado, économiste chez Natixis

L’économie hongroise est sur le fil du rasoir. Plus que la contagion financière découlant de la crise souveraine, il est surtout question de risque politique aujourd’hui en Hongrie. Depuis son arrivée au pouvoir (avril 2010), le Premier Ministre Viktor Orban n’a fait qu’appliquer à la lettre son programme de renationalisation de l’économie.

Ces politiques de plus en plus erratiques ont d’abord débouché sur une détérioration du climat des affaires et désormais sur un bras de fer avec la Commission Européenne. Alors que le gouvernement semble céder à la pression de Bruxelles sur la question de l’indépendance de la Banque Centrale, nous dressons deux scénarios alternatifs de cette crise politico-économique.

Dégradation de la note Française, quelles conséquences ?

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par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique, et Olivier de Larouzière, directeur de la gestion obligataire euro de Natixis Asset Management

A la différence des précédentes décisions, c’est le cœur de la zone euro qui a été impacté vendredi (le 13/01/2012). Pour rappel, la France et l’Autriche ont perdu un cran passant à AA+, tandis que l’Espagne, l'Italie et le Portugal perdaient 2 crans de notation. L'Espagne passe ainsi à la notation A tandis que l'Italie devient BBB+ et le Portugal BB.

La note des Pays-Bas et de la Finlande est toujours AAA et celle de la Belgique AA. Le point à souligner est que pour tous les pays de la zone euro, à l'exception de l'Allemagne, les notes de Standard & Poor's (S&P) ont été assorties d’une perspective négative, préalable à une possible dégradation à moyen terme. Au final, seule l’Allemagne a été épargnée.