Politiques

-A +A

La restructuration de la dette détenue par les banques centrales est sans doute la «moins mauvaise» des solutions

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

La soutenabilité d’une dette publique ne s’apprécie pas à l’aune d’un « plafond » sur le ratio d’endettement, mais d’un excédent primaire « socialement acceptable ». La notion de soutenabilité de la dette a fortement évolué dans le temps. Sans doute très influencé par l’expérience des crises émergentes, le critère de convergence de Maastricht plaçait la zone de danger du ratio d’endettement public rapporté au PIB à 60%. Après la crise financière mondiale de 2007-2008, les travaux de Reinhart & Rogoff concluaient qu’au-delà de 90%, l’endettement pénalisait la croissance[1].

Politiques: 

Climat des affaires en France : voir le verre à moitié plein

par Julien Manceaux, Senior Economist chez ING

Les chiffres du climat des affaires du mois de mai nous poussent à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à demi vide. Ils montrent en effet que la reprise pourrait être meilleure qu’attendue dans les services et que les industriels sont prêts, même si les carnets de commandes sont encore loin d’être remplis. Le gros coup de pouce à l’automobile décidé hier devrait avoir un impact positif à cet égard. La confiance des consommateurs montre par contre que ceux-ci restent prudents. Dans l’ensemble, ces chiffres montrent une économie prête au déconfinement, sans pour autant dessiner une reprise en « V ».

Politiques: 

Le plan Européen : la clé de l’autonomie

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Le monde ne suit plus une logique coopérative et c’est pour cela que pour retrouver davantage d’autonomie de croissance, l’accord franco/allemand était nécessaire. Il n’est plus possible d’attendre que le monde aille mieux pour aller bien. Il faut prendre des initiatives localement pour relancer et soutenir l’activité.

S’il est validé à l’échelle des européens, le plan de 500 Mds d’euros sera un changement majeur dans le fonctionnement de l’Union Européenne. La Commission Européenne émettrait de la dette à la hauteur du montant du plan puis le capital récolté serait redistribué, sous forme de subventions, entre les pays européens en fonction des besoins en liaison avec les effets de la pandémie. On peut toujours discuter de la taille du plan. Il est réduit par rapport aux plans américains mais c’est une première étape très symbolique.

Politiques: 

Des interrogations légitimes, mais priorité au thème de la reprise

par Stéphane Monier, Responsable des investissements chez Lombard Odier

La pandémie de Covid-19 a mis les systèmes de santé à dure épreuve et l'économie à l'arrêt. Elle a malmené certaines industries et créé des difficultés à tous les niveaux. Inégalement impactés par cette crise, les États membres de l'Union européenne se sont efforcés d'y trouver une réponse commune, mettant en lumière une fois de plus les différences en matière de budgets et d'attitudes face à la dette entre le nord et le sud du Vieux contient.

Politiques: 

La France et l’Allemagne proposent, le Conseil dispose

Par Carsten Brzeski, Chief Economist chez ING

C’est lors d’une rencontre virtuelle ce 18 mai entre Berlin et Paris que plus de précisions sur les intentions franco-allemandes quant à la relance en Europe après la crise du Covid 19 ont été dévoilées. L’instrument principal sera un fond de 500 milliards d’euros qui a quelques caractéristiques redistributives susceptibles de rassurer un peu les marchés. Le Conseil Européen des 18 et 19 juin devra statuer sur cette proposition : il ne reste que quelques semaines au tandem franco-allemand pour convaincre, et éviter que son projet ne passe à la même trappe que la proposition espagnole d’avril.

Politiques: 

Karlsruhe versus Luxembourg : pas si simple

par Paola Monperrus-Veroni, Economiste au Crédit Agricole

La semaine a été caractérisée par une série de déclarations qui indiquent à quel point il sera difficile pour les autorités européennes et allemandes de se tirer de la situation créée par l’arrêt de la Cour constitutionnelle allemande (CCA) sur le programme PSPP de la BCE sans infliger davantage de dégâts à leurs institutions.

Politiques: 

Déconfinement : le moment de vérité

par Florence Pisani, Directeur de la Recherche Economique chez Candriam

En avril, la pandémie a atteint un pic dans la plupart des pays, mais le Royaume-Uni et les États-Unis n'en sont probablement pas encore là. Alors que les pays européens sortent progressivement du confinement, le principal risque reste une deuxième vague qui nuirait à la confiance et déclencherait de nouvelles mesures de confinement, ce qui pèserait lourdement sur la reprise économiqu".

Dégâts économiques : tous les pays ne sont pas impactés de la même manière.

Politiques: 

Un retour à la normale qui s’annonce progressif

par Alain Guelennoc, Directeur Général de Federal Finance Gestion

En France, comme dans de nombreux pays, le pic de la crise sanitaire semble dépassé. Après avoir facilité les conditions d’accès du Mécanisme Européen de Stabilité, l’Union Européenne a adopté le principe d’un fonds de relance d’environ 1000 milliards d’euros, mais ses modalités de financement font encore l’objet de discussions entre les pays. Malgré un redressement attendu au deuxième semestre, l’activité devrait se contracter de plus de 6 % aux USA et en Zone euro en 2020.

Politiques: 

Pour une dette européenne commune

par Nicolas Forest, Directeur de la Gestion Obligataire chez Candriam

Qui paiera la dette ? Même en ces temps obscurs, cet appel au réalisme le plus plat pourrait ne pas être aussi incongru qu’il n’y paraît, tant la dette des Etats a dérapé en quelques mois seulement. Du déconfinement de la population au déconfinement de la dette, l’inquiétude est la même.

Politiques: 

Difficultés de voisinage : l'Europe colmate tant bien que mal la fracture nord-sud

Par Stéphane Monier, Responsable des investissements chez Lombard Odier

La pandémie met en exergue les différences philosophiques et une certaine absence de solidarité entre les membres de la zone euro. Les tensions concernent le bien-fondé d'un partage du fardeau, plutôt que la capacité financière à se soutenir mutuellement. A l'occasion d'une décision politiquement maladroite qui remet en question la suprématie de la Cour de justice de l'UE, un tribunal constitutionnel allemand a décrété que la BCE devait justifier ses achats d'actifs. Nous avons accru notre exposition aux actions américaines et asiatiques, qui devraient bénéficier de la croissance des secteurs de la technologie et de la santé, au détriment des actions européennes.

Politiques: 

Pages

Flux RSS