Politiques

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Enjeux forts dans l’élection turque à venir

par Markus Schneider, Economiste spécialiste de la zone CEEMEA chez AllianceBernstein (AB)

L’enjeu des élections générales qui auront lieu en Turquie le 24 juin prochain est de taille. Après les changements constitutionnels qui ont renforcé le pouvoir du président, les élections législatives et présidentielles en Turquie s’annoncent comme les plus incertaines depuis longtemps.

Lorsque le président Recep Tayyip Erdogan et son parti au pouvoir, l’AKP, ont convoqué des élections anticipées en avril, ils semblaient confiants sur leurs perspectives de victoire et Erdogan compte toujours conserver la présidence au second tour. Cependant, la bonne campagne de l’opposition lui donne une réelle chance d’obtenir la majorité au parlement, grâce à une coalition de quatre parties, capable de détrôner l’alliance entre l’AKP et le MHP.

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La faiblesse de l’inflation aux États-Unis n’est pas surprenante

par Michael J. Bazdarich, Economiste chez Western Asset (filiale de Legg Mason)

Plusieurs décideurs de la Réserve fédérale (Fed) s’attendent à ce que l’inflation aux États-Unis accélère en 2018, en ligne avec le consensus des analystes. Au cours des années précédentes, ces mêmes personnes avaient également prédit une hausse de l’inflation qui ne s’est jamais matérialisée et nous pensons qu’il est peu probable que cela soit le cas en 2018.

Nous considérons que l’économie américaine vit une période plus favorable que ne l’indiquent nos collègues et concurrents. Nous sommes également en désaccord avec l'idée largement répandue selon laquelle le projet de loi fiscale récemment adopté aura un effet inflationniste. Cependant, nous réfutons surtout que la politique de la Fed a été propice à une hausse de l’inflation.

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Comprendre le changement d’orientation de la politique monétaire de la BCE

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management

J’ai déjà commenté ici le changement d’orientation de la politique de la BCE décidé lors de la réunion du comité de politique monétaire du 14 juin. On peut y trouver les raisons économiques et les raisons techniques à cette inflexion. Pour moi cependant, le véritable objectif de la BCE est de pouvoir disposer d’une demande interne privée suffisamment robuste pour être un vrai support à la croissance européenne.

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Italie : la prudence reste de mise

par Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazard Frères Gestion

Après de vives inquiétudes en début de semaine dernière, les marchés semblent avoir été finalement soulagés par l’annonce de la constitution d’un gouvernement en Italie jeudi 31 mai. Probablement parce que s’éloignait la perspective de nouvelles élections qui auraient pu se transformer en véritable référendum sur l’appartenance de l’Italie à la zone euro. Ce sentiment de soulagement repose sur la conviction que les atavismes de la politique italienne vont empêcher le gouvernement mis en place par la Ligue et le Mouvement Cinq Etoiles de mettre en œuvre l’ensemble des mesures annoncées, et que derrière les grandes déclarations, peu d’actions suivront.

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L’Italie sur la sellette

par Tomas Hildebrandt, Gérant Senior en charge de la clientèle institutionnelle française chez Evli Fund Management Company

La crise politique italienne rend les marchés nerveux. Les longues discussions concernant le nouveau gouvernement ont bien failli échouer. Les niveaux de rendement des obligations souveraines italiennes ont immédiatement augmenté, celles de duration plus faible de près de 2,5 points de pourcentage et celles à duration plus longue d’environ 1,5 points, lorsque Giuseppe Conti, candidat à la fonction de premier ministre sur proposition du mouvement 5 Etoiles et du parti de la Ligue du Nord, a démissionné suite au véto apposé par le Président Sergio Mattarella concernant la nomination de l’euro-septique Paolo Savona comme Ministre des finances.

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La crise italienne : simple vague ou raz-de-marée ?

par Lukas Daalder, CIO Investment Solutions,
Léon Cornelissen, Chief Economist et Peter van der Welle, Strategist chez Robeco

Réaction modérée aux élections italiennes en mars ;

La coalition populiste improbable ébranle les marchés fin mai ;

Le rôle stratégique de l'Italie dans l'UE rend l'enjeu important pour l'Europe.

Elle a éclipsé les débats sur les guerres commerciales et la saga du sommet coréen pour occuper le devant de la scène. Ce qui n'était en Italie qu'une simple vague au mois de mars, a commencé à prendre des proportions de tsunami la semaine dernière.

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La politique brouille le message

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, Xavier d’Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible ahcez Amplegest avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Un certain nombre d’évènements politiques récents sont venus récemment remettre de la volatilité et de la nervosité sur les marchés financiers, en dépit d’une conjoncture économique positive. Comme souvent, c’est surtout l’Europe qui est affectée par ces rebondissements. Après la Grèce et le Royaume-Uni c’est aujourd’hui l’Italie et, dans une moindre mesure, l’Espagne qui inquiètent. Ces épisodes successifs rappellent la fragilité politique d’une zone euro qu’une partie importante des peuples européens rejette pour différents motifs.

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Merkel rejette les propositions de Macron sur l’Europe

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management

L’interview d’Angela Merkel, dans le FAZ ce week end, ne modifie pas l’idée que l’on pouvait avoir de la position allemande face aux propositions de Macron sur le renouvellement des institutions en Europe. Elle ne s’écarte pas du discours habituel de l’Allemagne.

La grande différence entre la France et l’Allemagne sur la question européenne est que la France pense qu’il y a un avantage à coordonner de façon explicite les politiques économiques. Un budget peut et doit faire cela. Cela implique une capacité d’intervention importante de plusieurs points de PIB comme le soulignait Macron et Sarkozy avant lui.

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Italie : à force de crier au loup…

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

La croissance a nettement rebondi en Italie. Ainsi, en 2017, le PIB réel a progressé de 1,5 %, un rythme inédit depuis la crise. Résultat : une forte baisse du chômage et d’importantes créations d’emplois. En 2017 toujours, l’Italie a affiché un excédent des comptes courants de 2,8 % du PIB et, ces dernières années, sa position extérieure nette s’est sensiblement améliorée, s’établissant à -7 % à peine du PIB. Enfin, depuis 2014 le déficit du secteur public est inférieur à 3 % du PIB.

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Grèce : quel bilan peut-on faire du programme d’aide ?

par Jesus Castillo, Economiste chez Natixis (avec la participation de Ramy Habibi Alaoui)

La Grèce devrait sortir du troisième programme d’assistance financière en août 2018. Le MoU (Momorendum of Understanding) de juillet 2015 fixait des objectifs à atteindre par la Grèce se basant sur plusieurs piliers :

La restauration des équilibres budgétaires ;

La présérvation de la stabilité financière ;

Le renforcement de la croissance, de la compétitivité et de l’investissement.

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