Mondialisation

Chine : recentrer le débat sur le RMB

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par Jean-Charles Sambor, stratégiste chez Amundi Asset Management

Deux sujets importants relatifs à la Chine sont souvent mal analysés : les achats de bons du Trésor américain et la valeur du yuan (RMB). Les flux d’achat/vente de bons du Trésor américain ont récemment suscité l’émoi des médias, certains considérant que la Chine serait prête à interrompre ses achats de titres souverains américains. Dit autrement, la diversification des investissements de Pékin mettrait en danger le financement du déficit budgétaire américain. Selon nous, la Chine cherche plutôt à diversifier ses canaux d’achat que les actifs eux-mêmes. Elle renforce notamment ses achats indirects via des courtiers (lesquels ne sont pas comptabilisés comme « achats chinois » dans les statistiques).

Comment les entreprises japonaises profitent-elles de la croissance asiatique (chinoise) ?

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par Masanaga Kono, stratégiste chez Amundi Asset Management

Afin d’exploiter les opportunités commerciales en Asie et notamment en Chine, les entreprises nipponnes ont su adapter leur modèle. Cette tendance devrait se poursuivre car le gouvernement chinois souhaite axer son développement économique – non plus sur les exportations et l’investissement – mais davantage sur un modèle plus équilibré donnant un poids plus important à la consommation intérieure. Cette décision sera favorable aux entreprises japonaises car elle devrait se traduire par une augmentation de la consommation en volume mais également sur le plan qualitatif.

Argentine : de plus en plus de « réserves » sur l’avenir

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par Thibault Mercier, économiste chez BNP Paribas

  • A cause d’un rythme d’augmentation des dépenses publiques devenu insoutenable au regard des effets de la crise sur les recettes, l’Argentine a affiché son premier déficit public depuis sept ans.
  • Privé d’accès aux marchés internationaux de capitaux, le gouvernement ne dispose plus de leviers de financement pour faire face à ses échéances en 2010.
  • Le gouvernement tente depuis décembre 2009 de s’accaparer une partie des réserves de changes par décret, en dépit du statut d’indépendance de la banque centrale, afin de rembourser sa dette à échoir en 2010. 

Reprise différenciée entre zones émergentes

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par Guy Longueville et François Faure, économistes chez BNP Paribas

Entraînées dans la même spirale dépressive que les économies développées au cours de l’automne-hiver 2008-09, les économies en développement(1) ont ensuite amorcé une reprise plus précoce et vigoureuse. Elles ont renoué, dès le deuxième trimestre 2009, avec une croissance d’environ 10% l’an. Les économies développées ont attendu le troisième trimestre pour progresser à une vitesse inférieure à 2%l’an.

La Chine et l'Afrique, partenaires et concurrents

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par Jean-Louis Martin et Noussoeu Bih, économistes au Crédit Agricole

L'intérêt de la Chine pour l'Afrique n'est pas nouveau, mais ces dernières années ont vu une progression spectaculaire des échanges économiques : flux commerciaux, aide publique, investissements directs, et même émigration de Chinois vers l'Afrique. Pékin y trouve à l'évidence des avantages politiques, mais sa principale motivation est à notre avis l'accès aux matières premières, et particulièrement au pétrole africain.

Percer le brouillard

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par Sebastian Paris-Horwitz, stratégiste d’Axa IM

  • Forte croissance mondiale au 1S10. La zone euro en retrait. Les pays émergents devraient garder une croissance de 2-3 points supérieure à celle du monde développé. 
  • Une inflation faible accompagne la sous-utilisation des capacités dans les pays industrialisés. Le retrait des politiques de relance est en train de s’opérer, mais il sera graduel et inégal selon les pays. 
  • L’incertitude sur le moment et l’ampleur du retrait des politiques de relance devrait persister. Mais les craintes sur les dettes publiques devraient s’apaiser à court-terme. - Des secousses de volatilité plus fréquentes.
  • Les primes de risque sur les actions et le crédit restent attrayantes pour s’exposer à moyen terme. L’exposition à la croissance de qualité sera une grande source de performance.

Il est trop tôt pour tirer un trait sur Dubaï

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par Brett Rowley, économiste chez Amundi Asset Management

A la suite de notre déplacement dans la région, nous sommes désormais plus optimistes concernant les Émirats Arabes Unis (EAU). Si Dubaï demeure empêtrée dans de très graves difficultés, il y a bon espoir que les gouvernements d'Abou Dhabi et des EAU interviennent pour limiter les risques de contagion et éviter une crise généralisée de la dette. La lenteur des négociations en vue de la restructuration de la dette de Dubaï World jette l'incertitude sur les Émirats. Les déclarations officielles étant rares, de nombreuses rumeurs circulent concernant des propositions d'allègement drastique de la dette.

États-Unis : mauvais augure

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par Isabelle Job et Cécile Duquesnay, économistes au Crédit Agricole

  • Rechute inquiétante de la confiance des ménages en février.
  • Ventes immobilières plombées par les mauvaises conditions météo.
  • Rebond en trompe l’œil des commandes de biens durables.

Contre toute attente, l’enquête de confiance des ménages du Conference Board s’est inscrite en net recul en février, perdant plus de 10 points en un mois. Cette chute de moral touche tant le jugement sur la situation présente que les anticipations. La composante courante atteint même un point bas historique (19,5), du jamais vu depuis 27 ans.

Etats-Unis : vers un cycle court de restockage

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par Laurent Berrebi, directeur des études économiques de Groupama Asset Management

Selon l’estimation préliminaire, la croissance a été de 5,6% en rythme annualisé au 4ième trimestre après 2,2%. Même si ce chiffre sera sensiblement révisé, il restera probablement au-dessus de 4%. L’accélération de l’activité a résulté de la très nette réduction du rythme de déstockage.

Le dynamisme de l’industrie ne se dément pas début 2010 et provient de la poursuite du dynamisme des exportations et très probablement d’un prochain restockage qui serait cependant de courte durée : l’excès considérable de stocks dans le secteur des biens durables devrait entrainer de nouveaux déstockages au second semestre.

Indonésie : l’autre grand marché asiatique

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par Delphine Cavalier, économiste chez BNP Paribas

  • De même que la Chine et l’Inde, l’Indonésie a évité la récession en 2009. Son PIB a progressé de 4,5% après 6,1% en 2008. La prévision de croissance pour cette année est de 5,5%.
  • La crise financière mondiale de 2008 n’a pas non plus détérioré les fondamentaux économiques du pays (finances publiques, balance des paiements, système bancaire).
  • La consommation privée est le principal moteur de croissance et a été soutenue l’an dernier par un policy mix expansionniste ainsi qu’une inflation faible, alors que le pays n’a pas subi de hausse sensible du chômage.