Mondialisation

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Les récits du bilan économique de l’année 2020

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Les récits – ces histoires relatant des événements – pourraient influencer les comportements futurs. Dans quelques années, plusieurs d’entre eux pourraient très bien venir illustrer le bilan économique de 2020 : des chocs importants et imprévus peuvent se produire ; l’approche du « tout ce qui est nécessaire » prévaut en matière de politique monétaire, et s’étend désormais à la sphère budgétaire ; la préférence, en matière d’investissements financiers, pour l’achat d’actifs risqués plutôt qu’une sortie du marché ; la nouvelle démonstration faite pas l’Union européenne, avec son pro- gramme « Next Generation EU », de sa capacité à accomplir de grandes avancées sous la pression ; la priorité donnée au développement durable. Certains de ces récits nous rassurent tandis que d’autres ont valeur d’avertissement.

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Japon : le nouveau plan de relance sera insuffisant pour permettre une reprise franche et durable

par Thuy Vân Pham, Économiste Marchés émergents chez Groupama AM

Au Japon, le gouvernement de Yoshihide Suga a dévoilé le 8 décembre 2020 un nouveau programme de soutien à l’activité économique. Celui-ci s’élève à 73,6 trillions de yens (14 % du PIB). Il s’agit d’un quatrième plan de relance mis en place cette année dans l’archipel, les trois précédents ayant été lancés par Shinzo Abe pour un montant total de 120 trillions de yens (22,5 % du PIB).

Selon le Cabinet Office, le nouveau plan de relance inclut des programmes de prêts et garanties (33,6 trillions de yens) et des dépenses directes des gouvernement central et locaux (40 trillions de yens, cf. tableau ci-dessous). Ces dernières intègrent notamment des mesures de lutte contre la propagation du Covid-19 et des dispositifs en faveur des changements structurels pour une « nouvelle économie » tels que :

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Le commerce en temps de Covid-19

par Michala Marcussen, Chef Economiste Groupe et Directrice des Etudes économiques et sectorielles chez Société Générale

Le commerce mondial a continué à se redresser, même si les volumes sont encore bien inférieurs aux niveaux d'avant la crise et les perspectives restent incertaines, car plusieurs grands pays ont pris de nouvelles mesures de distanciation sociale pour maîtriser la propagation de la Covid19. Au-delà de l'impact direct de la pandémie, les nouvelles mesures politiques sur le commerce et la manière dont les entreprises vont considérer leurs chaînes d'approvisionnement seront probablement les principaux moteurs du commerce mondial à long terme.

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Brésil : une singulière histoire de rating ou "Je t'aime, moi non plus"

par Catherine Lebougre, Economiste au Crédit Agricole

L’histoire du rating brésilien est marquée par un début chaotique, une longue succession de mouvements à la hausse, puis à la baisse durant près de dix ans. Débute ensuite, fin 2004, une série d’upgradesininterrompue jusqu’à trouver le Saint Graal (l’investment grade en 2008-2009), puis le perdre (fin 2015-début 2016) et amorcer une grande descente.

Les agences s’accordent, sans surprise, sur les facteurs de résistance : économie vaste et diversifiée, revenu par habitant élevé par rapport à ses pairs, marché intérieur profond pour la dette publique, politique monétaire proactive, taux de change flottant, déséquilibres et dette extérieurs modérés, réserves de change importantes.

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La Chine relève ses ambitions économiques

par Stéphane Monier, Directeur des investissements chez Lombard Odier

2021 assistera à un nouveau changement dans les relations entre la Chine et le reste du monde. La deuxième économie de la planète se profile avec un objectif zéro carbone en 2060 et ambitionne de doubler la taille de son économie d'ici quinze ans. Ces changements modifieront les choix et les opportunités qui s'offrent aux investisseurs.

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La Chine : encore plus fort

par John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud

Si je vous ai récemment parlé du Plénum chinois et des plans à moyen et long terme du pays du milieu, force est de constater que les bonnes statistiques économiques se poursuivent. La Chine a en effet réussi l’impossible exploit de sortir grandi de la crise du coronavirus en accélérant le développement domestique, mais aussi les exportations vers les pays en « déconfinement ».

La question est maintenant de savoir ce qui a changé dans les habitudes de consommation des Chinois et quelles sont les nouvelles tendances dans lesquelles on va pouvoir investir. Synthèse et analyse d’un thème en pleine expansion.

a. Les faits

Coup sur coup cette semaine la Chine a publié deux statistiques économiques extrêmement probantes :

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L’accord commercial du RCEP en Asie-Pacifique, une stratégie économique à l’allure géopolitique

par Thuy Vân Pham, Economiste Marchés Emergents chez Groupama AM

Quinze pays d’Asie et du Pacifique ont officiellement signé, le 15 novembre 2020, le Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP). Il s’agit d’un vaste accord de libre-échange entre les dix Etats membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) tels que l’Indonésie, la Thaïlande, Singapour, la Malaisie, les Philippines, le Vietnam, la Birmanie, le Cambodge, le Laos et Brunei, ainsi que la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ces derniers représentent 31 % de la population mondiale et 32 % du PIB mondial en 2019.

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Les risques sur la reprise en zone Euro

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La reprise de la croissance de la zone Euro, au delà du deuxième confinement, sera plus dépendante que par le passé de la dynamique de la demande interne. Le monde est moins coopératif, chaque zone cherche à disposer de la croissance la plus rapide quitte à avoir une politique de substitution des importations (Chine). L’accord de libre-échange signé ce week-end en Asie accentue ce risque de non coopération et de non coordination. L’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche ne sera pas en rupture par rapport à ce tableau.

Dès lors la croissance dépendra de la demande privée et de la politique économique. La première est désormais dans un cadre plutôt déflationniste et la seconde est essentiellement la politique budgétaire ; la politique monétaire étant désormais conditionnée par les choix gouvernementaux.

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Cette fois-ci, c'est différent : de l’effondrement au boom, la récession en forme de « t » déchiffrée

par Richard Woolnough, Gérant du fonds M&G (Lux) Optimal Income Fund chez M&G Investments

La récession de 2020 est une conséquence directe des politiques gouvernementales du monde entier destinées à protéger les populations de l'épidémie. La croissance mondiale s’en est trouvée fortement ralentie, mais d’une manière qui diffère beaucoup des récessions précédentes.

Cette récession vient principalement du secteur des services. Cela n’a rien d'étonnant étant donné que la consommation de services nécessite des interactions humaines, actuellement restreintes. D’après la pensée économique traditionnelle, elle entrerait dans la catégorie des récessions causées par des barrières commerciales : le commerce dans le secteur des services a été entravé ou découragé, et ces barrières commerciales sont à l’origine de la récession.

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USA et Chine, les ennemis préférés

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Le mandat de Donald Trump a été marqué par sa bataille avec la Chine. L’Empire du milieu bouscule l’Amérique, sur le plan économique, technologique et politique. Ces tensions ne sont pas récentes mais se sont accentuées avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Le prochain président, qu’il soit républicain ou démocrate, ne remettra pas en question ce meilleur ennemi. Les Etats-Unis sont bousculés et, tous, réagissent de façon cohérente mais pas toujours efficace pour maintenir la prééminence américaine.

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