Mondialisation

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Perspectives d’investissement 2019 : accord ou désaccord ?

par Patrice Gautry, Chef économiste de l’Union Bancaire Privée

Le Royaume-Uni quittera l’Union européenne (UE) le 29 mars 2019, mais tout reste encore à prévoir, à négocier et à adopter des deux côtés de la Manche. Le cas est inédit, et les scénarios possibles sont suffisamment tranchés pour agiter les marchés financiers.

La sortie du Royaume-Uni de l’UE est un processus complexe, assorti de nombreux risques. Si la date de départ du pays a été fixée de façon irrévocable au 29 mars prochain, les modalités de sortie et les futures relations avec les partenaires commerciaux sont encore très floues, laissant la porte ouverte à divers scénarios.

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Conjoncture économique : 2019, une nouvelle histoire

par Laetitia Baldeschi, Responsable des études et de la stratégie chez CPR AM

Forte de la dynamique américaine soutenue par une politique fiscale pro-cyclique, la croissance mondiale en 2018 s’est maintenue alors même que l’heure était au ralentissement tant en zone euro mais aussi, et plus nettement qu’anticipé, au Japon, en Chine, et dans la plupart des pays émergents. L’année 2019 sera plus compliquée, mais dans notre scénario central, probabilisé à 55%, une stabilisation de la croissance mondiale autour de 3,5% devrait être observée. Certes, nous anticipons un affaiblissement de la croissance aux Etats-Unis, alors que les effets de la réforme fiscale s’estompent, que l’immobilier montre de vrais signes de ralentissement, traduisant les effets de la normalisation monétaire.

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Chine : au-delà du risque financier

par Sylvain Laclias, Economiste au Crédit Agricole

Il a beaucoup été question de la dette chinoise ces dernières années. Et pour cause, elle engendre un risque d'instabilité financière bien réel, malgré l’existence d’amortisseurs. Mais peut-être trop, au point d'éclipser le reste. Pourtant, au-delà du risque financier, il y a aussi d'autres risques, des interrogations, des incertitudes, liés aux récents développements politiques, institutionnels, et à la dégradation des relations avec les États-Unis. De quoi rester très prudent quant à la trajectoire future de la Chine et aux opportunités qu'elle semble offrir aux entreprises et aux investisseurs étrangers.

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Perspectives 2019 : croissance désynchronisée et montée des risques

par Witold Bahrke, Stratégiste macroéconomique chez Nordea Asset Management

Les perspectives boursières de l’année 2019 s’annoncent contrastées. La politique monétaire plus restrictive de la Fed pourrait peser sur la croissance mondiale et sur les marchés lors du premier semestre, avant de laisser place à une reprise au second grâce à une politique monétaire moins agressive.

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Un début d’automne agité

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, et Xavier d'Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible chez Amplégest avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

L’automne, post scriptum du soleil écrivait l’avocat Pierre Véron... En ce début d’automne 2018 les nuages s’amoncèlent sur les marchés financiers. Pourtant, l’économie mondiale n’a pas connu d’inflexion notable susceptible d’expliquer ce brutal changement de tendance. Bien sûr, le ralentissement en Chine, en partie lié aux mesures commerciales du président Trump, doit être surveillé. Mais le pays dispose toujours de marges de manœuvre budgétaires, fiscales et monétaires pour que l’atterrissage se fasse en douceur.

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Relance chinoise : trop peu, trop tard ?

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank

A la fin de l’année 2017, le consensus tablait sur une croissance synchronisée au niveau mondial. Trois trimestres plus tard, les analystes parlent du risque de récession aux Etats-Unis, les prévisions de croissance sont revues à la baisse et les conditions monétaires au niveau mondial se dégradent. Lié à la sortie du QE, la liquidité banque centrale chute en territoire négatif et les indicateurs de condition monétaire chutent dans tous les pays développés, à l’exception du Royaume-Uni où le taux de change plus faible du GBP apporte un soutien à l’économie. Les pays émergents subissent déjà les conséquences de la baisse de la liquidité en dollar, qui conduit à une hausse des coûts de financement, en particulier dans les pays les plus exposés au risque politique.

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Guerre commerciale américaine : l’ennemi se précise

par Julien-Pierre Nouen, CFA, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée et Matthieu Grouès, Directeur des gestions institutionnelles Responsable de la stratégie et de l’allocation d’actifs chez Lazard Frères Gestion

L’emploi d’une rhétorique protectionniste avait grandement contribué aux succès de Donald Trump dans des Etats industriels traditionnellement démocrates lors des présidentielles de 2016. Sa première année de mandat n’avait cependant pas été marquée par des annonces fortes sur ce plan-là, ce qui avait rassuré les investisseurs et les analystes. Mais depuis février 2018, Donald Trump s’est rattrapé avec de nombreuses annonces. Derrière le bruit et la fureur, les évolutions récentes semblent décrire une stratégie peut-être plus construite qu’il n’y paraît.

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Quel impact pour l’élection brésilienne ?

par Gaël Binot, Gérant Marchés Emergents chez La Française AM

Le premier tour de l’élection présidentielle a été largement dominé par le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro (du partie PSL) avec 46% des voix contre 29.3% pour le candidat de gauche du Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad. Bolsonaro apparait comme le grand favori du 2ème tour qui aura lieu le 28 octobre. Le réservoir de voix, à gauche, apparait assez limité pour le candidat du Parti des travailleurs, les soutiens des autres candidats de gauche (PDT et PSOL) représentant 13.1% des voix du premier tour.

Pour le deuxième tour, le candidat du PT doit changer de stratégie pour capturer les voix du centre. Il souffre d’un retard important sur Bolsonaro. Le premier sondage de l’entre-deux tours donne 16 points d’avance au candidat Bolsonaro avec 58% des voix vs 42% pour Haddad (Source : Datafolha).

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Un risque accru de guerre commerciale et de ralentissement synchronisé

par Didier Borowski, Responsable de la Recherche Macroéconomique, Monica Defend, Responsable de la Stratégie, Adjointe au Directeur de la Recherche, Philippe Ithurbide, Directeur de la Recherche chez Amundi

Le 17 septembre, le président américain Donald Trump annonçait la mise en place (dès le 24 septembre) d’une taxe de 10 % sur environ 200 milliards USD de nouvelles importations chinoises. Cette taxe passera d’ailleurs à 25 % au 1er janvier 2019. En guise de représailles, la Chine a annoncé de nouvelles taxes de 5 à 10 % sur 60 milliards de dollars de biens importés des États-Unis. La Maison-Blanche s’est déclarée prête à augmenter les taxes sur 267 milliards de dollars de biens supplémentaires si la Chine devait prendre de nouvelles mesures de rétorsion. Pour l’heure, la menace américaine semble suspendue en raison de la modération affichée par les Chinois.

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L’art de la guerre… commerciale

par Cyrille Geneslay, Gérant Allocataire chez CPR AM

Dans l’Art de la guerre, maître Sun nous livre ses trois préceptes stratégiques permettant d’obtenir un objectif des plus ambitieux : la poursuite intelligente d’une guerre victorieuse. La stratégie est simple, et repose sur l’analyse rationnelle des différentes dimensions d’une guerre. Pour cela il faut tout d’abord évaluer le coût économique et moral de la guerre, en gardant à l’esprit que l’acmé de tout conflit est une victoire sans effusion de sang. Puis, dans un deuxième temps, il est nécessaire de rechercher votre avantage comparatif pour le faire valoir et déstabiliser votre adversaire, cette ruse vous permettant de lui ôter progressivement toute envie de combattre. Enfin, et c’est là le facteur clé de la réussite, il convient de connaître et de comprendre votre adversaire.

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