Mondialisation

Percer le brouillard

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par Sebastian Paris-Horwitz, stratégiste d’Axa IM

  • Forte croissance mondiale au 1S10. La zone euro en retrait. Les pays émergents devraient garder une croissance de 2-3 points supérieure à celle du monde développé. 
  • Une inflation faible accompagne la sous-utilisation des capacités dans les pays industrialisés. Le retrait des politiques de relance est en train de s’opérer, mais il sera graduel et inégal selon les pays. 
  • L’incertitude sur le moment et l’ampleur du retrait des politiques de relance devrait persister. Mais les craintes sur les dettes publiques devraient s’apaiser à court-terme. - Des secousses de volatilité plus fréquentes.
  • Les primes de risque sur les actions et le crédit restent attrayantes pour s’exposer à moyen terme. L’exposition à la croissance de qualité sera une grande source de performance.

Il est trop tôt pour tirer un trait sur Dubaï

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par Brett Rowley, économiste chez Amundi Asset Management

A la suite de notre déplacement dans la région, nous sommes désormais plus optimistes concernant les Émirats Arabes Unis (EAU). Si Dubaï demeure empêtrée dans de très graves difficultés, il y a bon espoir que les gouvernements d'Abou Dhabi et des EAU interviennent pour limiter les risques de contagion et éviter une crise généralisée de la dette. La lenteur des négociations en vue de la restructuration de la dette de Dubaï World jette l'incertitude sur les Émirats. Les déclarations officielles étant rares, de nombreuses rumeurs circulent concernant des propositions d'allègement drastique de la dette.

États-Unis : mauvais augure

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par Isabelle Job et Cécile Duquesnay, économistes au Crédit Agricole

  • Rechute inquiétante de la confiance des ménages en février.
  • Ventes immobilières plombées par les mauvaises conditions météo.
  • Rebond en trompe l’œil des commandes de biens durables.

Contre toute attente, l’enquête de confiance des ménages du Conference Board s’est inscrite en net recul en février, perdant plus de 10 points en un mois. Cette chute de moral touche tant le jugement sur la situation présente que les anticipations. La composante courante atteint même un point bas historique (19,5), du jamais vu depuis 27 ans.

Etats-Unis : vers un cycle court de restockage

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par Laurent Berrebi, directeur des études économiques de Groupama Asset Management

Selon l’estimation préliminaire, la croissance a été de 5,6% en rythme annualisé au 4ième trimestre après 2,2%. Même si ce chiffre sera sensiblement révisé, il restera probablement au-dessus de 4%. L’accélération de l’activité a résulté de la très nette réduction du rythme de déstockage.

Le dynamisme de l’industrie ne se dément pas début 2010 et provient de la poursuite du dynamisme des exportations et très probablement d’un prochain restockage qui serait cependant de courte durée : l’excès considérable de stocks dans le secteur des biens durables devrait entrainer de nouveaux déstockages au second semestre.

Indonésie : l’autre grand marché asiatique

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par Delphine Cavalier, économiste chez BNP Paribas

  • De même que la Chine et l’Inde, l’Indonésie a évité la récession en 2009. Son PIB a progressé de 4,5% après 6,1% en 2008. La prévision de croissance pour cette année est de 5,5%.
  • La crise financière mondiale de 2008 n’a pas non plus détérioré les fondamentaux économiques du pays (finances publiques, balance des paiements, système bancaire).
  • La consommation privée est le principal moteur de croissance et a été soutenue l’an dernier par un policy mix expansionniste ainsi qu’une inflation faible, alors que le pays n’a pas subi de hausse sensible du chômage.

Les deux formes de la globalisation et le protectionnisme

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par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

La mondialisation du passé : L’exemple du Japon des années 1960-1980

Nous appelons « mondialisation du passé » la situation où apparaît un nouveau concurrent (des Etats-Unis et de l’Europe) et où ce concurrent gagne des parts de marché avec ses entreprises nationales exportant vers les Etats-Unis et le Japon et concurrençant les entreprises américaines et européennes des mêmes secteurs. Il ne s’agit pas de délocalisations mais de l’apparition de nouveaux concurrents d’une nouvelle nationalité. Regardons le cas du Japon de 1960 à la fin des années 1980.

La croissance des exportations est forte et le Japon gagne beaucoup de parts de marché, et construit un énorme excédent commercial vis-à- vis de l’Europe et des Etats-Unis.

Quelle croissance potentielle pour l’économie européenne après la crise ?

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par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

On définit habituellement la croissance potentielle comme la croissance du PIB compatible avec une absence de tension sur le marché des biens et du travail, ce qui conditionne alors la stabilité de l’inflation. On mesure ensuite l’output gap (écart au potentiel) comme la différence entre le PIB effectif et le PIB potentiel. Cet écart permet de positionner l’économie dans le cycle et donne en conséquence aux décideurs économiques une information essentielle concernant le caractère accommodant ou restrictif des politiques à mettre en place. Etant signe de probables tensions inflationnistes (désinflationnistes), un output gap positif (respectivement négatif) implique habituellement un durcissement (assouplissement) de la politique monétaire.

La reprise du commerce mondial probablement interrompue au premier trimestre

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par Sylvain Broyer et Costa Brunner, économistes chez Natixis

Après avoir plongé de 20% au cours des six mois qui ont suivi la faillite de Lehman, le commerce mondial ne serait en fin d’année 2009 plus que 13% en dessous du pic d’avant crise. Si l’on peut parler de reprise des échanges commerciaux, elle s’observe aujourd’hui essentiellement en Asie.

Nous cherchons ici un indicateur avancé du commerce mondial afin d’en donner l’orientation sur le premier trimestre 2010.

Sur les sept indicateurs testés (Harpex, Baltic Dry, prix du pétrole, PMI et IFO monde, CRB, EURUSD), trois révèlent un contenu en informations significatif et fiable :

États-Unis : la demande ne se porte pas si mal

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par Hélène Baudchon et Cécile Duquesnay, économistes au Crédit Agricole

  • Les ventes de détail ont progressé de 0,5 % sur le mois de janvier 2010.
  • L’enquête de confiance NFIB auprès des PME s’est légèrement redressée en janvier.
  • Le déficit extérieur sur les échanges de biens et services s’est fortement creusé en décembre.

L’Ukraine tente de se relancer, encore une fois

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par Blaise Antin, économiste chez Amundi Asset Management

La dette extérieure ukrainienne (souveraine, quasi souveraine et des entreprises) a fortement performé ces deux derniers mois, les marchés semblant intégrer des perspectives plutôt positives pour le pays. Deux facteurs pourraient conduire à un nouveau resserrement des spreads : l’accroissement de l’appétit global pour le risque et/ ou une amélioration des politiques du pays après l’élection présidentielle du 7 février.