Mondialisation

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Des nuages à l’horizon

par Michaël Lok, Chief Investment Officer (CIO) Groupe et Co-CEO Asset Management, et Norman Villamin, Directeur des investissements Wealth Management et responsable de l'allocation d'actifs chez UBP

Les marchés actions mondiaux ont rebondi de 29% entre le creux de la fin mars et le pic d’avril, sous l’effet de la stabilisation du nombre de nouveaux cas quotidiens de Covid-19 et des mesures que les gouvernements mondiaux se sont empressés de prendre pour atténuer l’impact économique des fermetures qui se sont imposées.

Outre les coûts humanitaires de la pandémie appelés à se prolonger, les répercussions secondaires que l’on commence à observer justifient une position prudente de la part des investisseurs à la lumière de la forte augmentation de la prise de risques depuis fin mars.

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La récession Covid-19 : cette fois, c’est vraiment différent !

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

En 2009, alors que le monde essayait d’échapper à la Grande récession, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff ont publié un ouvrage, devenu un best-seller : « Cette fois, c’est différent : huit siècles de folie financière ». Le titre est trompeur comme le concèdent les auteurs eux-mêmes dans leur préface : « Notre message est simple : nous avons déjà connu ce type de situation »[1].

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Chine/Etats-Unis : Accord commercial, nous aurait-on menti ?

par John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud

Le coronavirus a pris la majeure partie de la population, des gouvernements et des investisseurs par surprise. La catastrophe sanitaire nous a fait oublier qu’en début d’année la phase 1 de l’accord commercial avait été signée entre Washington et Pékin et laissait prévoir théoriquement des achats massifs de biens américains. Théoriquement seulement, car en y regardant de plus près, on constate qu’il est littéralement impossible que les chiffres rejoignent la réalité même avant l’arrivée de la pandémie. Synthèse et analyse d’une vérité qui va laisser des traces.

a. Les faits

Que l’image était belle. Une poignée de main entre le vice-premier ministre chinois Liu He et le président américain Donald Trump devant les caméras pour signifier qu’une paix commerciale venait de débuter.

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Une reprise en forme de U ?

par Kirsty Clark, Investment Specialist dans l'équipe Actions de M&G

Le Fonds monétaire international (FMI) a émis un avis sans équivoque : le "Grand Confinement" entraînera le ralentissement économique le plus important depuis la Grande Dépression. A quand peut-on espérer un retour à la normale ?

Les investisseurs espèrent une reprise en forme de V

Compte tenu de l'ampleur des mesures de relance budgétaire et monétaire lancées à l’échelle mondiale, les marchés pourraient bien rebondir et voir une reprise en "V" se concrétiser. Les investisseurs en actions se préoccupent du moyen terme et espèrent que l'ampleur des mesures soutiendra les entreprises pendant le second semestre de l'année, permettant une croissance économique et des bénéfices plus importants que prévu à partir de 2021. Cet optimisme s'est traduit par le rebond d'avril, les actions mondiales ayant regagné une partie du terrain perdu en février et mars.

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Redémarrage de l'activité dans un contexte d'expansion mondiale de l'épidémie

par Laetitia Baldeschi, Responsable Études et Stratégie chez CPR AM

La Chine est le premier pays à sortir du confinement, après deux mois complets d’interruption d’activité dans certaines provinces. L’exemple est donc intéressant à suivre. Si les quelques indicateurs quotidiens disponibles montrent que l’activité revient sur un rythme jugé quasi normal, le diagnostic est loin d’être homogène.

En effet, et sans surprise, les statistiques du mois de mars font état d’une forte contraction de l’activité. Le PIB a ainsi reculé de 9,8 % sur le 1er trimestre 2020 par rapport au 4ème trimestre 2019 et de 6,8 % sur un an. L’impact est majeur mais cache des disparités. Il faut à la fois s’intéresser à l’offre mais également à la demande, dans le cas de cette crise exceptionnelle.

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Une autre crise se dessine-t-elle à l’horizon au sein des pays émergents ?

par Craig Botham, Economiste chez Schroders

En plus du bilan humain, la pandémie de coronavirus fait peser un autre risque de crise pour ces pays. La fuite mondiale vers la sécurité, préjudiciable à l’ensemble des actifs risqués, entraîne des risques macroéconomiques supplémentaires pour les économies fortement dépendantes de financements en dollar américain.

Alors que toutes les économies sont mises à rude épreuve à l’heure actuelle, les pays émergents sont confrontés à des pressions supplémentaires uniques auxquelles les marchés développés ne sont pas soumis.

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Chine : un choc de demande se dessine malgré la levée du confinement

par Thuy Van Pham, Economiste Marchés Emergents chez Groupama AM

En Chine, le choc « coronavirus » sur la croissance au premier trimestre 2020 se confirme. Selon les estimations du Bureau National des Statistiques (BNS), le PIB s’est contracté de 6,8 % par rapport à la même période en 2019 (cf. graphique ci-dessous). En glissement trimestriel annualisé et corrigé des aléas saisonniers, le recul de l’activité est estimé à environ 36 %.

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La mondialisation post-virus

par Patrick Zweifel, Chef économiste chez Pictet Asset Management

La pandémie de coronavirus menace d’accélérer la démondialisation. Il existe toutefois des raisons d’espérer que cela ne se produise pas.

La pandémie de coronavirus fait peser de lourdes menaces sur le commerce mondial. À court terme, les confinements décidés à travers le monde ont marqué un coup d’arrêt sans précédent pour le commerce transfrontalier. Cette riposte rationnelle est guidée par des critères de santé publique. La crainte est toutefois que ces effets négatifs persistent bien après la fin de la crise. Il ne faut toutefois pas considérer que tout est déjà joué.

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Pays émergents : l’économie s'effondre face aux multiples conséquences du Covid-19

par Thuy Van Pham, Economiste Marchés Emergents chez Groupama AM

Les économies émergentes (EMs) sont frappées de plein fouet par la crise sanitaire du Covid-19. L’indice PMI du secteur manufacturier des 15 principales EMs s’est effondré en mars 2020. Il est estimé à 44,8 après 47,5 en février (cf. graphique ci-dessous). Il retrouve son plus bas niveau inscrit en février 2009. La dégradation de l’industrie manufacturière est généralisée. Elle est particulièrement forte en Europe centrale et orientale, avec notamment le recul du PMI hongrois de 21 points à 29,1. Les PMI des pays d’Amérique latine sont également descendus en dessous de la ligne des 50. Enfin en Asie, à l’exception du rebond des PMI chinois, l’ensemble des enquêtes des pays exportateurs de la région se sont dégradées.

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La pandémie va provoquer une récession mondiale en 2020

par Laetitia Baldeschi, Juliette Cohen et Bastien Drut, Équipe Études et Stratégie chez CPR AM

L’ampleur de l’épidémie de Coronavirus dépasse aujourd’hui largement le scénario de risque envisagé début mars par l’OCDE, qui consistait en une croissance mondiale amputée de 1,5% en 2020. L’OCDE comme le FMI tablent désormais sur une baisse du PIB mondial en 2020. Aujourd’hui, plus de 40% de la population mondiale est confinée et il semble probable que la plupart des pays subiront des confinements d’au moins 2 mois. L’OCDE estime que chaque mois de confinement coûte en moyenne 2 points de croissance mondiale avec des effets différenciés selon les pays. En France, l’INSEE estime qu’un mois de confinement coûte 3 points de croissance du PIB en rythme annuel.

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