Mondialisation

-A +A

Un risque accru de guerre commerciale et de ralentissement synchronisé

par Didier Borowski, Responsable de la Recherche Macroéconomique, Monica Defend, Responsable de la Stratégie, Adjointe au Directeur de la Recherche, Philippe Ithurbide, Directeur de la Recherche chez Amundi

Le 17 septembre, le président américain Donald Trump annonçait la mise en place (dès le 24 septembre) d’une taxe de 10 % sur environ 200 milliards USD de nouvelles importations chinoises. Cette taxe passera d’ailleurs à 25 % au 1er janvier 2019. En guise de représailles, la Chine a annoncé de nouvelles taxes de 5 à 10 % sur 60 milliards de dollars de biens importés des États-Unis. La Maison-Blanche s’est déclarée prête à augmenter les taxes sur 267 milliards de dollars de biens supplémentaires si la Chine devait prendre de nouvelles mesures de rétorsion. Pour l’heure, la menace américaine semble suspendue en raison de la modération affichée par les Chinois.

Mondialisation: 

L’art de la guerre… commerciale

par Cyrille Geneslay, Gérant Allocataire chez CPR AM

Dans l’Art de la guerre, maître Sun nous livre ses trois préceptes stratégiques permettant d’obtenir un objectif des plus ambitieux : la poursuite intelligente d’une guerre victorieuse. La stratégie est simple, et repose sur l’analyse rationnelle des différentes dimensions d’une guerre. Pour cela il faut tout d’abord évaluer le coût économique et moral de la guerre, en gardant à l’esprit que l’acmé de tout conflit est une victoire sans effusion de sang. Puis, dans un deuxième temps, il est nécessaire de rechercher votre avantage comparatif pour le faire valoir et déstabiliser votre adversaire, cette ruse vous permettant de lui ôter progressivement toute envie de combattre. Enfin, et c’est là le facteur clé de la réussite, il convient de connaître et de comprendre votre adversaire.

Mondialisation: 

Une trajectoire positive pour 2019

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, et Xavier d'Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible chez Amplégest avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Les dernières statistiques américaines nous confortent dans l’idée d’une croissance solide et durable. La Federal Reserve a d’ailleurs confirmé qu’elle anticipait une trajectoire positive au cours des trois prochaines années, repoussant les risques d’une récession pourtant annoncée depuis des mois par de nombreux économistes. Il est possible que le rythme de croissance commence à stagner au cours de l’année 2019 en raison notamment des premiers effets de la remontée des taux d’intérêt sur l’immobilier résidentiel et de la hausse du pétrole sur le pouvoir d’achat des ménages.

Mondialisation: 

La guerre commerciale, encore et toujours !

par Witold Bahrke, Stratégiste Macro Senior chez Nordea Asset Management

Mi-septembre, les actions ont été soutenues par les espoirs de nouvelles négociations commerciales entre Washington et Pékin, même si ces espoirs ont été déçus, l’administration Trump s’apprêtant à mettre en place de nouvelles barrières douanières.

La solidité des indicateurs économiques sur les marchés développés et l’affaiblissement du dollar ont également renforcé l'appétit pour le risque. Celui-ci a contribué à un rebond du prix des actifs sur les marchés émergents, la banque centrale turque ayant dans le même temps relevé ses taux d’intérêt.

Mondialisation: 

Après l’Argentine et la Turquie, qui sera le prochain ?

par Sabrina Khanniche, Senior Economist, Anjeza Kadilli, Economist chez Pictet AM

La Turquie et l’Argentine ont fait la une de l’actualité; cependant, depuis le début de la crise, le rand sud-africain et le réal brésilien affichent les plus mauvaises performances après les devises de ces deux pays. Est-ce justifié ?

La prochaine victime?

Notre fiche d’évaluation de la vulnérabilité des marchés émergents révèle qu’une correction pourrait se justifier pour l’Afrique du Sud, mais moins pour le Brésil.

Que se passe-t-il sur ces marchés, et devons-nous nous attendre à un regain de faiblesse de ces deux devises?

DEVISES MARCHÉS ÉMERGENTS CONTRE USD (%) ET SCORES DE VULNÉRABILITÉ (CLASSEMENTS)

Mondialisation: 

Economie mondiale : la croissance demeure solide mais les foyers de risque se multiplient

par Didier Borowski, Responsable de la Recherche Macroéconomique, Monica Defend, Responsable de la Stratégie, Adjointe au Directeur de la Recherche, Philippe Ithurbide, Directeur de la Recherche chez Amundi

L’année avait commencé par une reprise mondiale synchronisée. La plupart des économies bénéficiaient alors d’un environnement porteur. Si bien que le risque inflationniste et le risque « d’erreur de politique monétaire » dominaient les craintes des investisseurs. Depuis le printemps, les nuages se sont accumulés à l’échelle mondiale. Le 2nd semestre a débuté sous des auspices moins heureux, avec une conjoncture moins porteuse et de nombreux foyers de risques.

Mondialisation: 

Asie : croissance fragilisée face à la guerre commerciale

par Bei Xu, Economiste chez Société Générale

Les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis constituent un risque majeur pour la région d’Asie – orientée vers les exportations. Les économies pourraient être affectées via les chaînes de valeur, la croissance chinoise et la dépréciation compétitive (même si cette dernière est peu probable). Seule l’Inde est moins concernée.

Les conditions de financement externe se sont déjà resserrées. Elles risquent de l’être davantage. De plus, la crise du taux de change en Turquie fait monter l’aversion au risque émergent.

Face à ces risques externes, les économies asiatiques seraient très exposées à un ralentissement du commerce, mais relativement solides en cas de choc financier, à quelques exceptions près.

Mondialisation: 

Actions chinoises : solides, mais volatiles

par Victoria Mio, Chief Investment Officer Chine chez Robeco

L'économie chinoise devrait enregistrer une croissance de 6,5% en 2018

Les marchés actions progresseront, mais seront plus volatils

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine est un facteur de risque

Les perspectives d'investissement concernant la Chine varient fortement. Les pessimistes citent les bulles immobilières, les problèmes d'endettement et la guerre commerciale avec les États-Unis. Les optimistes avancent quant à eux une consommation en expansion, des réformes structurelles et une position de leader de l'innovation technologique.

Mondialisation: 

La croissance, malgré tout

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, et Xavier d’Ornellas, Gérant Associé - Pôle Gestion Flexible chez Amplégest, avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

L’économie mondiale aborde cette rentrée de septembre sur une note positive en dépit d’incertitudes politiques qui alimentent le stress des investisseurs.

Les Etats-Unis affichent un taux de croissance de 4,2% pour le second trimestre. Nous réitérons notre diagnostic d’un nouveau cycle dans le cycle, l’industrie américaine ne se redressant que depuis deux ans après le repli de 2015/2016. La consommation reste vigoureuse, de même que l’investissement résidentiel. Le commerce extérieur contribue positivement en dépit de la hausse récente du dollar. Les stocks sont aujourd’hui très bas et devraient remonter au cours des prochains trimestres.

Mondialisation: 

Après l’été, Vade-Mecum de rentrée

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

Partons de l’échelle globale. Les signaux sur l’économie mondiale sont-ils toujours aussi robustes ? La situation a changé depuis le début de l’année. En 2017, l’économie mondiale était portée par la progression plus rapide du commerce mondial. Ce n’est plus le cas. Depuis le début de l’année 2018, la dynamique des échanges ralentit et ne semble plus susceptible de créer le même type d’impulsion sur l’ensemble de l’économie.

Les enquêtes auprès des chefs d’entreprise dans le monde entier signalent un ralentissement de leurs commandes à l’export, traduction d’une dynamique mondiale moins rapide.

Mondialisation: 

Pages

Flux RSS