Mondialisation

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Croissance synchronisée, ralentissement synchronisé ?

par Ariel Bezalel, Directeur de la stratégie obligataire de Jupiter AM

L’année dernière fut marquée par un enthousiasme autour de ce qui semble être une croissance mondiale synchronisée. Cette année a commencé sur le même ton, mais les données de l’économie mondiale se sont rapidement détériorées. Les marchés sont aussi devenus de plus en plus sensibles aux évolutions politiques, que ce soit concernant les limites auxquelles le Président Donald Trump compte mener sa guerre commerciale, les menaces contre la coalition d'Angela Merkel en Allemagne, les futures relations commerciales du Royaume-Uni avec l'UE ou l'émergence du premier gouvernement populiste d'Europe occidentale en Italie. Le krach des crypto monnaies en février, la faiblesse généralisée des marchés émergents, et la vente massive des actifs italiens, tous illustrent l’importante nervosité des marchés cette année.

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Perspectives macro-économiques de l’été : moins de croissance et plus de risques

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macro-économique chez Saxo Bank

Nous observons trois thèmes principaux qui influenceront les marchés et les décideurs dans les prochains mois la croissance tend vers le bas, les indicateurs de la pression financière sont au vert et l’inflation est de retour sur le devant de la scène, du moins aux États-Unis.

Nous affirmons à nouveau que la Chine fera certainement ce qu’elle a toujours fait pour éviter que sa croissance ne déraille : elle interviendra afin de relancer l’économie, mais les répercussions positives attendues sur les données concrètes ne devraient être perceptibles qu’en 2019. En attendant, nous estimons que la volatilité se renforcera dans les prochains mois. En outre, au vu d’une baisse des échanges mondiaux du fait d’un protectionnisme croissant, les investisseurs garderont un œil sur le dollar américain afin de se préparer à d’éventuelles perturbations du marché.

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Marchés émergents : l’appréciation du dollar ne remet pas en cause leur potentiel de croissance

par Mathieu Nègre, Responsable actions marchés émergents chez UBP

La dépréciation des devises émergentes depuis mars est la conséquence du mouvement de hausse du dollar. Les marchés émergents continuent pourtant de profiter d’une croissance synchronisée au niveau mondial. Le momentum est propice pour revenir sur cette classe d’actifs.

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Confiance relative

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Les hypothèses de croissance restent favorables pour 2018 grâce aux créations d’emplois, au développement du crédit, à la faiblesse des taux d’intérêt. Pourtant, les risques augmentent. Ils sont de nature politique et commerciale. Si tous ne se matérialisent pas, ils font naître un climat d’incertitude qui, à la longue, peut freiner la consommation des ménages, l’investissement des entreprises et les échanges mondiaux.

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Chine : effondrement imminent ou superpuissance en devenir ?

par Sabrina Ren, Portfolio Manager chez JK Capital Management Ltd., société affiliée de La Française

Ayant constaté la forte progression des actions chinoises en 2017, la question qui nous a été le plus souvent posée par les investisseurs que nous avons rencontrés lors d’un de nos derniers roadshows européens était de savoir : « quelle est la prochaine étape ? » Le marché se dirige-t-il vers un dur retour à la moyenne, ou est-ce au contraire le début d’une nouvelle ère ? Pour notre part, nous pensons que les mouvements de l’année dernière ne sont que les prémices d’une réévaluation globale des actions chinoises, alimentée par différents facteurs et qui devrait s’étaler sur plusieurs années. Le changement structurel que connaît le modèle de croissance économique chinois en est la principale raison.

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Un jeu à somme négative : les répercussions économiques des guerres commerciales

par Luca Paolini, Chief Strategist chez Pictet Asset Management

Les effets d’une guerre commerciale à grande échelle s’étendront bien au-delà des États-Unis et de la Chine et font peser la menace de la stagflation sur le monde entier.

Quand le commerce s’enraie, tout le monde y perd. Nos calculs montrent qu’une guerre commerciale à grande échelle entre les États-Unis et la Chine, que nous n’estimons toujours pas probable, pourrait entraîner l’économie mondiale dans la stagflation et causer un fort recul des actions dans le monde.

Notre modèle, qui s’appuie sur les estimations du FMI, montre que le transfert intégral de droits de douane de 10% sur les consommateurs ferait augmenter l’inflation mondiale de 0,7 point de pourcentage1, ce qui réduirait les bénéfices des entreprises de 2,5% et ferait chuter le ratio cours-bénéfice des actions mondiales jusqu’à 15%.

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Mexique : risque politique plus élevé

par Kim Catéchis, Head of Global Emerging Markets chez Martin Currie, une filiale de Legg Mason

Avec la victoire d'Andrés Manuel López Obrador (AMLO), le Mexique entre dans une catégorie de risque politique plus élevée. Ce résultat représente un changement sans précédent dans la façon dont la politique économique et sociale a été gérée au cours des trois dernières décennies.

Alors que les contraintes économiques pousseront probablement AMLO vers la modération, son orientation politique et son idéologie, en particulier dans des domaines tels que l'énergie, différent considérablement de l'approche des administrations récentes.

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Le juste équilibre chinois : consommer plus tout en agissant pour l’environnement

par Colin Croft, Gérant, Marchés émergents chez Jupiter AM

A la suite d’un voyage en Chine et en Corée pour rencontrer des sociétés dans l’énergie et la pétrochimie, Colin Croft, gérant au sein de l’équipe de Jupiter dédiée aux marchés émergents, analyse les mutations actuelles de la Chine vers une économie axée sur la consommation mais qui porte aussi une plus grande attention aux enjeux environnementaux que par le passé, et revient sur les potentielles opportunités que cela représente.

Des perspectives positives pour les marges de la pétrochimie

Les revenus disponibles en Chine augmentent à un taux à un chiffre dans la partie haute de la fourchette ce qui suggère en retour un taux de croissance similaire pour les produits pétrochimiques destinés à la fabrication de plastique, représentant une part très importante des produits de consommation et de leurs emballages.

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La véritable riposte chinoise sera financière et non commerciale

par Eva Balligand, Gérante de VEGA Grande Asie et VEGA Emerging chez Vega IM

Le début de cette semaine a été marqué par la divulgation des produits chinois concernés par la hausse de 25 % des tarifs douaniers américains. En soi, cette liste ne cible qu’une partie infime des exportations chinoises à destination des États-Unis, 34 milliards de dollars sur un total de 505 milliards sur 2017. Face à la réponse de la Chine de taxer une partie des exports américains, le Président Trump a surenchéri en demandant l’élaboration d’une nouvelle liste concernant cette fois près de 200 milliards, ce qui équivaut à surtaxer, au global, près de 50 % des produits chinois importés.

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Le secteur automobile est désormais au cœur de la bataille commerciale

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macro-économique chez Saxo Bank

Le 8 juin dernier, alors que Donald Trump rencontrait ses partenaires du G7, son conseiller en matière commerciale, Peter Navarro, a publié une colonne dans le New York Times qui laissait peu de doutes sur les véritables intentions de l’Administration américaine concernant ses relations commerciales avec l’Europe, et plus particulièrement avec l’Allemagne. Il est très clair que des droits de douane sur les importations automobiles vont être mis en place – de manière notamment à cibler les constructeurs automobiles allemands.

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