Mondialisation

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Coronavirus : et si l’économie réelle reprenait la main sur le financier ?

par Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer chez Natixis Wealth Management

Au-delà du drame de l’épidémie, les mesures de protection et les difficultés de reprise de production pourraient entraîner des blocages dans les chaînes de valeur, déjà questionnées par la guerre commerciale. « Un tel scénario est de nature à peser sur les marges des entreprises et à brider les perspectives de la croissance mondiale », estime Jean–Jacques Friedman, CIO de Natixis Wealth Management. La macroéconomie pourrait ainsi revenir au cœur des préoccupations des investisseurs cette année.

Malgré le ralentissement de la croissance mondiale et le feuilleton de la guerre commerciale, la forte progression des indices boursiers observée en 2019 s’explique en grande partie par des facteurs financiers, comme le soutien des Banques Centrales et la hausse des multiples de valorisation. Ces facteurs financiers étaient encore largement dominants en début d’année.

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Le coronavirus : une cause supplémentaire d’effritement de la croissance mondiale

par Christophe Morel, Chef économiste, et Thuy Van Pham, Economiste chez Groupama AM

L’épidémie en cours de coronavirus constitue un argument supplémentaire à notre scénario d’effritement de la croissance mondiale. Et cela pour 4 raisons principales :

1 - Le coronavirus pèsera sensiblement sur la croissance chinoise

Le coronavirus aura un impact à la baisse significatif sur la croissance en Chine, singulièrement pour deux raisons. D’abord, il est survenu pendant la période du Nouvel An qui est traditionnellement un moment de forte consommation de biens et de services (transports et hôtellerie). Ensuite, il s’est traduit par des mesures drastiques de fermetures d’usines dans des régions représentant près de 95% du PIB, ce qui pèsera fortement sur l’activité industrielle du premier trimestre.

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La Russie rebondit

par Nikolay Markov, Economiste chez Pictet Asset Management

Les événements politiques ont rendu mon séjour à Moscou, la semaine dernière, beaucoup plus fructueux que ce qui était prévu à l’origine. Malgré la démission-choc du Gouvernement, je reste optimiste sur les perspectives économiques de la Russie en 2020 et au-delà.

La principale leçon à retenir est que Vladimir Poutine a clairement signifié qu’il resterait à la tête de l’État russe après 2024 alors que, selon la constitution du pays, il ne devrait plus pouvoir occuper les fonctions de président. La stabilité au plus haut niveau de l’État est un facteur positif, tout comme le choix d’un Mikhail Mishustin proche des milieux d’affaires pour assurer l’intérim au poste de Premier ministre. Il laisse entrevoir la possibilité d’une croissance économique encore plus forte à moyen terme.

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Coronavirus : évaluer les conséquences économiques

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Chiffrer les conséquences du coronavirus est un énorme défi. On peut les quantifier sur certains sujets grâce à un niveau satisfaisant de visibilité : répercussions internationales du choc de demande ou encore augmentation globale de l'incertitude. La visibilité relative aux effets des ruptures d’approvisionnement est beaucoup plus faible. La visi- bilité des impacts sur la Chine est encore moindre. À court terme, la différence entre la prévision consensuelle et le résultat devrait être supérieure à la normale. Cependant, si le pic de l'épidémie est atteint rapidement, la visibilité devrait s'améliorer très vite et donc soutenir la confiance.

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Tout progrès dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine bénéficie aux actions chinoises

Par Jian Shi Cortesi, Gérante de portefeuille, Actions de croissance asiatiques/chinoises chez GAM

Le sentiment à l’égard des actions chinoises est devenu négatif en 2018, les investisseurs étant de plus en plus incertains quant à la façon dont l’économie chinoise pourrait être affectée par la guerre commerciale sino-américaine. L’administration américaine a imposé des droits de douane sur près de 50% des marchandises importées de Chine en 2018 afin d’équilibrer la balance commerciale entre les deux pays, mais aussi pour répondre directement à ce qui était considéré comme des politiques commerciales inéquitables de la Chine envers les Etats-Unis.

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Australie : le miracle économique rattrapé par la crise climatique

Par Juliette Cohen et Bastien Drut, Stratégistes chez CPR AM

L’économie australienne a longtemps semblé protégée des crises économiques et financières mondiales des dernières décennies. L’Australie a en effet prospéré grâce au développement de son industrie minière (fer, charbon, or), ce qui lui a valu un certain nombre de critiques en ce qui concerne son rôle dans le changement climatique. Nous revenons dans ce texte sur les événements climatiques exceptionnels survenus cette année en Australie, ainsi que sur leurs conséquences pour l’économie du pays.

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Combien d’hirondelles pour faire le printemps ?

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

L’économie mondiale va-t-elle connaître cette année un printemps précoce ? Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, selon le dicton, mais les économistes divergent sur le nombre de données positives nécessaires pour conclure à un changement de saison. De manière générale, les résultats des enquêtes récentes sont repartis à la hausse, en particulier dans le secteur manufacturier et pour les commandes à l’exportation. Dernièrement, les données pour la zone euro dépassent les prévisions après une baisse sensible au T4 2019, qui s’est traduite par une très faible croissance dans la zone (0,1%) et même une légère contraction en France (-0,1%).

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L’économie mondiale face à l’inconnue du virus

par Emmanuel Auboyneau et Xavier d’Ornellas, Gérants associés chez Amplégest

Depuis la mi-janvier le « coronavirus » venu de Chine douche l’optimisme des marchés qui tablaient sur l’amélioration de l’économie mondiale. Nous ne pouvons pas exclure un trou d’air conjoncturel mais restons confiants dans la poursuite du cycle de croissance.

Les dernières statistiques aux Etats-Unis, en Chine, au Japon ou en Europe nous confortent dans notre vision optimiste de l’économie mondiale. Les moteurs de la consommation et des services tournent à plein régime, aidés notamment par les mesures de relance du pouvoir d’achat dans les principaux pays. L’industrie semble se redresser progressivement grâce à l’accalmie sur le front commercial sino-américain. Les indicateurs de confiance (ménages et industriels) sont à un haut niveau, laissant augurer d’une poursuite de l’embellie au cours des prochains mois.

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Chine : au-delà du Coronavirus, reprise économique en vue !

par Sébastien Galy, Stratégiste Macro Senior chez Nordea Asset Management

L’économie chinoise devrait rebondir au cours du second semestre 2020, soutenue par une série de mesures prises par le gouvernement chinois, comme l’accord commercial avec les Etats-Unis ou encore le désendettement des sociétés non financières. Au cours du premier semestre, les chocs importants à l’œuvre ces derniers mois vont continuer de s'estomper. Cet éventuel rebond de l'activité devrait profiter à l'Asie Pacifique, à l'Amérique latine, à l'Allemagne ainsi qu’aux valeurs de croissance américaines. L'augmentation des réserves de change devrait exercer une pression à la hausse sur l'EUR/USD d'ici la fin de l'année.

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Chine : une dichotomie de risques et d’opportunités

par Charlie Sunnucks, Gérant Marchés émergents chez Jupiter AM

Les vingt-cinq dernières années ont été marquées par des transformations pour la Chine. Le pays autrefois considéré comme "l'usine du monde" est devenu un moteur essentiel de la croissance mondiale et un acteur géopolitique important. La transition n'a pas été une ascension linéaire, ni sans compromis, mais elle a permis de sortir des millions de personnes de la pauvreté et de développer un certain nombre d'entreprises chinoises mondialement reconnues. Cette évolution a créé des frictions croissantes. Des services 5G en Europe au e-commerce en Asie du Sud-Est, les entreprises chinoises ne sont plus de simples observateurs en marge des opportunités mondiales, mais cherchent activement à se développer et à être compétitives à l'étranger.

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