Marchés Financiers

« Don’t fight the BCE ? »

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par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Adjoint en charge des gestions chez OFI AM

Ce célèbre adage boursier s’applique traditionnellement à la Réserve fédérale américaine. Mais les temps semblent changer : sous l’impulsion de son nouveau président, La BCE devient moins orthodoxe... et les bourses se redressent. Alors, simple rattrapage ou début d’une nouvelle phase plus positive ?

La BCE a décidé, en décembre, de prêter aux banques européennes à 3 ans au taux fixe très faible de 1 % pour des « montants illimités ». la seule contrainte évoquée serait le risque d’inflation, jugé très faible.

Les banques de la zone se sont donc présentées naturellement pour environ 500 Mds€ jusqu’à présent (en comparaison, la capitalisation boursière des banques européennes s’élève actuellement à près de 256 Mds€).

Marchés : effet de pendule

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par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

Alors que les Européens s’épuisent de sommets en sommets pour tenter d’endiguer la crise des dettes souveraines et ses effets dominos, la BCE a d’un seul coup su insuffler la dose de confiance nécessaire au basculement des anticipations. Mais les croyances sont fragiles et les mouvements de balancier parfois rapides et violents sachant que les situations bilancielles des Etats et des banques restent dans tous les cas tendues.

Les marchés sont faits d’opinions et de croyances avec des effets de pendule qui conservent parfois tout leur mystère. Alors que les Européens s’épuisent de sommets en sommets pour tenter d’endiguer la crise des dettes souveraines et ses effets dominos, la BCE a d’un seul coup su insuffler la dose de confiance nécessaire au basculement des anticipations.

Notation : le cas de l’Italie

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par Pascale Auclair, Directeur Général de La Française des Placements

Face à l’annonce de l’abaissement des notations souveraines européennes le 13 janvier, les commentateurs ont souvent adopté une focale française. Or les investisseurs institutionnels sont également confrontés au changement de notation de l’Italie qui quitte, chez S&P, le secteur A pour rentrer dans le secteur BBB, ce qui n’est pas sans conséquence face à certaines réglementations qui accordent généralement un pourcentage maximum dans cette zone de rating.

Entre convalescence et rechute

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par Antoine de Salins, Directeur des Gestions de Groupama AM

1- L’année écoulée nous aura confirmé dans la conviction affichée depuis longtemps par Groupama AM du caractère structurel de cette « crise de la globalisation » et, en conséquence, d’une sortie de crise longue et douloureuse. Quelques éléments illustratifs qui, de notre point de vue, seront autant de « marqueurs » pour l’évolution de l’économie et des marchés financiers en 2012 et constituent l’arrière-plan des prévisions proprement dites.

Sur la bonne voie…

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par Pascale Auclair, Directeur de la gestion de la Française des Placements, Michel Didier, Président du Conseil d’Orientation Stratégique et Joël Konop, directeur de la gestion diversifiée chez La Française AM

Décembre n’aura apporté sur les marchés aucune touche finale très positive, dans la continuité d’une année 2011 fort difficile ! A l’heure des bilans, il faut toutefois se garder d’une lecture biaisée par une focale trop européenne qui nous conduirait sans doute à un pessimisme excessif.

Les investisseurs astucieux peuvent surmonter le pessimisme

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par John Chatfeild-Roberts, CIO chez Jupiter Asset Management

Les hypothèses classiques d’investissement sur les marchés actions ou obligataires ont été chamboulées par la crise européenne de la dette. Prendre des décisions d’investissement n’a jamais été aussi délicat avec d’un côté, des perspectives pour l’économie mondiale plus que sombres, mais d’un autre côté, des valorisations attractives pour beaucoup d’actifs. Les marchés balancent comme un pendule, poussés par les réponses des investisseurs à ces pressions opposées.

Défaut : un retour sur 2011 et anticipations

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par Eric Pictet, Directeur du bureau de Paris de Muzinich & Co

Nous venons de rentrer en 2012 et il semble intéressant de regarder quelles étaient nos prévisions de défaut pour 2011 et si elles ont été pertinentes. Il est par nature impossible de prédire l'avenir. Les prévisions de performances à court terme sont particulièrement délicates dans un environnement macro économique incertain.

Cependant, nous pensons que dans le haut rendement, nous pouvons évaluer avec une assez bonne précision la probabilité de défaut d'une société et par extension le pourcentage de défaut du marché dans son ensemble à horizon douze mois. Eviter les défauts est un élément clé de la performance quand on prend en compte le niveau élevé des coupons et le taux de récupération en cas de faillite qui est historiquement de 41%. Sur le long terme, c'est le coupon qui constitue l'élément le plus important de la performance.

Perspectives 2012 : prudence

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par l’équipe de gestion de Henderson Global Investors

Tout comme 2011, l’année 2012 devrait réserver son lot de bonnes et de mauvaises surprises. Les gérants d’Henderson Global Investors restent donc confiants, mais vigilants. Ils dressent pour 2012 des perspectives prudentes sur l’évolution des marchés américains, européens et asiatiques, avec un focus particulier sur le Royaume-Unis et la Chine. Coté marchés émergents, l’intérêt des investisseurs devraient refluer en 2012.

Allocation d’actifs : « Nous sommes optimistes sur les valeurs américaines »

par Bill McQuaker, Directeur de la multi-gestion

Actions : stratégie pour 2012

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par Ad van Tiggelen Stratégiste Senior chez ING IM

Alors que les rendements des obligations d’État des principaux marchés développés avoisinent 2%, les investisseurs sont de plus en plus contraints de prendre des risques s’ils veulent battre l’inflation. Les marchés d’actions attireront certainement une part importante du “budget de risque” des investisseurs, même si ces derniers devront attacher leur ceinture de sécurité pour traverser d’éventuelles nouvelles turbulences. Les actions offrent en effet encore de la valeur. Mais quels sont les secteurs qui affichent le plus grand potentiel ?

2012 : Poursuite de la préservation du capital ou (enfin) un redéploiement du risque ?

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par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse d’Amundi AM

Pour les allocataires d’actifs, l’année 2011 a mis en exergue plusieurs aspects :

- Tout d’abord, la nécessité d’adopter une approche davantage en ligne avec la préservation du capital que le déploiement du risque. En novembre, par exemple, toutes les classes d’actifs ont chuté. Les rebonds de marché ont été passagers, parfois significatifs, mais toujours éphémères.