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La mort des actions ?

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En août 1979, le magazine américain BusinessWeek titrait en couverture "La mort des actions". Alors que les investisseurs se détournent de nouveau massivement de cette classe d'actifs, on peut se demander si les actions cotées ont encore un avenir.

Frédéric Buzaré, stratégiste actions de Dexia AM qui a sorti cette "une" de ses archives, reconnaît que l'environnement n'est pas favorable pour les actions, dont les multiples de valorisation sont actuellement inférieurs à la moyenne historique. Mais s'il se montre prudent, il estime qu'il y a des opportunités.

La crise de la dette des Etats pèse considérablement alors que les entreprises ont réussi à améliorer leur profitabilité depuis 2008. Mais les investisseurs se demandent si c'est pérenne, d'où leur méfiance.

"Le contexte macro économique est source de tensions et d’incertitudes car les déséquilibres doivent être résorbés. La réponse politique détient la clé de l’évolution des marchés actions. L’enjeu consiste à définir un nouvel équilibre économique conduisant à plus de stabilité. Ce processus de long terme est engagé mais reste inachevé", explique Frédéric Buzaré.

CAC 40 = 2 Apple

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C’est un chiffre qui en dit long sur la panique qui a saisi les investisseurs en Europe : quand l’indice CAC 40 est tombé récemment au plus bas de 2.850 points, sa capitalisation boursière était d’environ 500 milliards d’euros, soit deux fois seulement celle d’Apple.

C’est Pascal Heurtault, directeur des investissements d’Aviva Investors France, qui signalait le 1er décembre cette situation surprenante. Il ajoutait que c’était d’autant plus surprenant que l’entreprise américaine d’informatique et d’électronique était considérée comme une valeur pas chère, se traitant 14 fois ses bénéfices à venir.

La remontée de l’indice parisien autour de 3.200 points a fait remonter la capitalisation globale au-dessus de 820 milliards d’euros. Mais les marchés d’actions restent à des niveaux très bas en raison des incertitudes sur la crise de la zone euro et aussi sur la situation économique globale.

« Après la chute de cet été, le marché intègre déjà implicitement 20% de baisse des résultats sur les deux prochaines années, ce qui est le tarif pour une récession classique », soulignait Pascal Heurtault.

L’avenir brillant du luxe

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La crise économique frappe durement les économies développées mais le secteur du luxe n’est que faiblement impacté et voit des perspectives exceptionnels s’ouvrir dans les pays émergents.

Sur les 9 premiers mois de cette année, LVMH a enregistré une hausse de 15% de ses ventes, le pôle luxe de PPR de 24% et Hermes de 19,5%. La tendance est la même pour les autres grands groupes tels que Richemont et Prada.

Globalement, le secteur devrait tout de même subir un ralentissement, anticipent des investisseurs, mais ce n’est pas encore visible à ce stade.

Comme l’expliquait récemment Laurent Belloni, gérant du fonds Pictet Premium Brands, lors d’une réunion à Paris : « le secteur est par nature sensible aux cycles (mais) il n’y a pas de récession pour le luxe ».

Le Nasdaq superstar

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A l’heure où beaucoup évoquent le déclin des Etats-Unis, un coup d’œil à l’évolution des différentes places boursières montre que l’optimisme et la foi en l’avenir sont clairement de l’autre côté de l’Atlantique.

Parmi les grands indices mondiaux, seuls le Dow Jones Industrials (12.231,11 points contre 11.577,51), le Nasdaq Composite (2.737,15 contre 2.652,87) et le S&P 500 (1.285,08 contre 1.257,64) sont, à la date du 28 octobre, en hausse par rapport à leur niveau de fin 2010.

A titre de comparaison, l’EuroStoxx 50 se traite à 2.462,36 contre 2.792,82, le CAC 40 français à 3.348,63 contre 3.804,78, le DAX allemand à 6.346,19 contre 6 .914,19, le FTSE britannique 5.702,24 contre 5.899,94, le Nikkei japonais à 9.050,47 contre 10.228,92 et le SSE Composite chinois à 2.473,41 contre 2.808,08.

Par rapport à fin 2007, c’est-à-dire avant le déclenchement de la crise financière et économique en 2008, seul le Nasdaq, parmi les grands indices étudiés par Globalix, est en hausse (il se traitait à l’époque à 2.652,28). Dès la fin 2010, il avait effacé ses pertes.

Commerce mondial : +73% d'ici 2025 ?

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Le commerce international progressera de 73% dans les 15 prochaines années avec des volumes d'échanges commerciaux atteignant 43.600 milliards de dollars contre 27.200 milliards aujourd'hui, selon le HSBC Trade Confidence Index (HSBC TCI), une étude couvrant près de 36 pays, analyse les perspectives de développement du commerce tant à l'import ou export que domestique de 10 secteurs d'activité.

Selon la banque, l'Egypte, l'Inde, la Chine, le Vietnam, l'Indonésie et le Brésil seront les moteurs de la croissance du commerce international entre 2011 et 2025. La part de la France dans le commerce international continuera de baisser pour passer de 3,9% à 3,1% entre 2011 et 2025.

Par ailleurs, la grande majorité des entreprises sondée (84%) anticipe une augmentation de leurs activités à l'international dans les 6 prochains mois.

La dette locale chinoise explose

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La Chine se plaît ces temps-ci à donner des conseils aux pays occidentaux au sujet de leurs finances publiques mais l’Empire du Milieu est confronté à une augmentation exceptionnelle de la dette des gouvernements locaux.

La dette locale a atteint 10,7 trillions de yuans fin 2010, soit une hausse de 8,9% par rapport à 2009 qui avait enregistré un bond de 61,9%. En 2007, le montant était de 4,9 trillions.

Sous l’impulsion du gouvernement central, les collectivités ont massivement investi dans les infrastructures à partir de 2008 pour faire face à la crise économique mondiale. Il s’agissait de soutenir l’économie locale alors que les exportations ne pouvaient que baisser.

Mais, comme le rappelle Lan Wang Simond, gérante senior chez Pictet, le montant de la dette locale représente environ quart du Produit intérieur brut (PIB) chinois, qui devrait se situer autour de 43 trillions cette année. « La question est de savoir si les projets sont rentables et si les gouvernements locaux pourront payer le cas échéant », explique-t-elle.

Risque majeur sur le "AAA"

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En dépit des déclarations rassurantes de Standard & Poor's et de certains économistes proches du gouvernement, les investisseurs estiment toujours que la note de crédit "AAA" de la France est menacée en raison de la faiblesse de la croissance, de l'absence de réformes structurelles pour réduire les déficits et du fait des incertitudes politiques.

Le gouvernement a abaissé récemment sa prévision de croissance à 1,75% pour 2011 (contre 2%). Par ailleurs, comme l'a noté mardi Ibrahima Kobar, directeur de la gestion Taux chez Natixis Asset Management, le gouvernement tablait en décembre dernier sur un déficit budgétaire de 90 milliards d'euros pour 2011. Or, le déficit atteint déjà 87 milliards au mois de juillet.

"Il y a là un risque majeur pour le 'AAA' de la France", a-t-il dit lors d'une présentation de perspectives de marché.

USA : l'Etat coincé avec ses logements

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L'Etat américain détient quelque 248.000 logements, soit environ un tiers des 800.000 logements qui ont été saisis en raison de la faillite de leurs propriétaires du fait de la crise.

Le magazine Business Week souligne que les contribuables sont ainsi devenus les plus gros propriétaires immobiliers du pays. Mais le gouvernement, via la Federal Housing Administration (FHA), est un peu coincé avec ces biens. Les remettre en vente risque en effet de déprimer encore un peu plus un marché immobilier orienté à la baisse.

Le gouvernement a donc, avec les agences de crédit hypothécaires Freddie Mac et Fannie Mae, lancé un appel au public afin de trouver les meilleures idées. Un site Internet (reo.rfi@fhfa.gov) a même été créé à cette fin.

Géographie boursière

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A l’issue de deux semaines particulièrement difficiles sur les places boursières, la nouvelle géographie boursière européenne montre clairement où se trouvent les problèmes même si ceux-ci ne sont pas de même nature.

Tous les indices sont en recul par rapport à fin 2010 mais ils ont aussi effacé les gains enregistrés à partir de 2009, après la crise financière qui a éclaté à l’automne 2008.

Il y a d’une part la catégorie des pays confrontés à la crise de la dette publique. Ainsi, le CAC 40 français qui a clôturé à 3.213,88 points vendredi 12 août se retrouve à peu près au même niveau que fin 2008 (3.217,97 points). Madrid et Milan sont en-dessous de leurs niveaux d’il y a presque trois ans (8.647,30 contre 9.195,80 pour le premier et 15.888,61 contre 19.460 pour le second).

Bourses : la faute au QE2 ?

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Les marchés financiers traversent une véritable tempête depuis quelques semaines et les commentateurs avancent deux raisons – la crise de la dette en Europe et la crainte d’une nouvelle récession mondiale – qui expliquent en partie seulement la chute.

Selon Stephen Lewis, économiste de Monument Securities cité par le Wall Street Journal, il est probable que les investisseurs réagissent au récent arrêt du deuxième programme d’assouplissement monétaire (Quantitative Easing, QE2) de la Réserve fédérale consistant à acheter des actifs pour permettre le bon fonctionnement des marchés.

Il souligne que les marchés d’actions réagissent comme ils l’avaient fait après l’interruption du premier QE, en mars 2010. Il rappelle que les actions avaient alors continué de progresser pendant trois semaines avant de chuter. Pendant la période de hausse, les investisseurs avaient ignoré les mauvaises nouvelles macro-économiques.