Chroniques de William Emmanuel

Tenir tête à la Chine

Le président américain Barack Obama a décidé de tenir tête à la Chine, que ce soit sur la question de la censure, sur celle du Tibet (avec la réception de Dalaï Lama à la Maison Blanche), sur celle de Taïwan (les Etats-Unis ayant approuvé la livraison d’armes à l’île nationaliste) et bien entendu sur sur celle de la sous-évaluation du yuan, qui permet à l’Empire du Milieu de vendre ses produits partout dans le monde en élimant peu à peu toute concurrence.

Fin du capitalisme financier ?

La crise économique qui a débuté en 2007 et qui s’est aggravé en 2008 et 2009 a suscité de nombreuses questions sur l’avenir du capitalisme, que certains ont dit vouloir “réformer”, “refonder” voire “moraliser”. Avec ce recul, on se rend compte que ces propos, tenus par les dirigeants politiques occidentaux, avaient pour seul objectif de calmer l’opinion publique.

Car qu’a-t-on vu ces derniers mois, surtout depuis le sommet du groupe des 20 premières puissances économiques de la planète (G20) de Pittsburg ? Des mesurettes. Un exemple ? La taxation des bonus des traders et autres opérateurs des salles de marché, ce qui laisse supposer que ces professionnels sont responsables de la crise alors que cette crise est partie d’autres départements des banques de financement et d’investissement : des prêts immobiliers destinés à des personnes peu ou pas solvables étaient transformés en produits financiers vendus aux investisseurs.

Fin du capitalisme financier ?

La crise économique qui a débuté en 2007 et qui s’est aggravé en 2008 et 2009 a suscité de nombreuses questions sur l’avenir du capitalisme, que certains ont dit vouloir “réformer”, “refonder” voire “moraliser”. Avec ce recul, on se rend compte que ces propos, tenus par les dirigeants politiques occidentaux, avaient pour seul objectif de calmer l’opinion publique.

Car qu’a-t-on vu ces derniers mois, surtout depuis le sommet du groupe des 20 premières puissances économiques de la planète (G20) de Pittsburg ? Des mesurettes. Un exemple ? La taxation des bonus des traders et autres opérateurs des salles de marché, ce qui laisse supposer que ces professionnels sont responsables de la crise alors que cette crise est partie d’autres départements des banques de financement et d’investissement : des prêts immobiliers destinés à des personnes peu ou pas solvables étaient transformés en produits financiers vendus aux investisseurs.

Il faut changer le CAC 40

De tous les grands indices boursiers occidentaux, le CAC 40 a réalisé la pire performance sur la décennie 1999-2009 avec un recul de 34% contre -14% pour le DAX allemand, -22% pour le FTSE britannique, -24% pour le S&P 500 et -9% pour le Dow Jones Industrials aux Etats-Unis. Si on excepte le Nasdaq Composite (-44%), qui regroupe des valeurs technologiques forcément plus spéculatives et donc volatiles, seul le Nikkei japonais a fait pire (-44%).

Le CAC 40 a touché un sommet à 6.922,33 points (en clôture) le 4 septembre 2000 et s’il a rebondi les années suivantes il n’a pas pu faire mieux que 6.168,15 points le 1er juin 2007. Le Dow Jones avait chuté après son record de 11.722,98 points du 14 janvier 2000 mais il a repris sa progression à partir de 2004 pour établir un nouveau record à 14.164,53 points le 9 octobre 2007.

Aux cours de clôture de fin 2009, le Dow Jones se situe 26% en dessous de son record historique tandis que le différentiel est de 43% pour le CAC 40.

2010 : une année de défis

Faire des prévisions est très difficile surtout quand elles concernent l’avenir, dit l’humoriste. On ne va donc pas se risquer à indiquer ici que sera l’année 2010. Mais on peut d’ores et déjà assurer que ce sera une année de défis.

Plusieurs défis particulièrement ardus qui devront être négociés au mieux par les dirigeants politiques et économiques car les erreurs éventuelles risquent de provoquer une nouvelle crise économique, selon de nombreux économistes.

Le premier défi est la gestion de la sortie de crise

Face au pire choc économique depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, les gouvernements et les banques centrales avaient décrété la mobilisation générale : afflux de liquidités pour permettre au système financier de continuer à fonctionner ; abaissement des taux d’intérêt ; plans de relance budgétaires se chiffrant en centaines de milliards d’euros.

Energie : soutien politique nécessaire

A l’heure où le secteur de l’énergie en général et de la production d’électricité en particulier se retrouvent au coeur de l’actualité en raison, notamment, du sommet de Copenhague sur le changement climatique, il convient de se replacer dans une perspective de long terme : ce secteur, vital pour l’économie, est en première ligne dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il doit réduire ses propres émissions de CO2 - en fermant ou en modernisant des centrales fonctionnant avec des matières fossiles ou du charbon - et investir dans les énergies renouvelables comme l’éolien, l’hydraulique ou le solaire.

Dumping monétaire chinois

C’est ce qu’on appelle un tir groupé. En quelques jours, plusieurs personnalités occidentales ont exhorté la Chine à laisser sa monnaie, le yuan, s’apprécier face aux autres grandes monnaies alors que la question des déséquilibres économiques, financiers et commerciaux est au coeur des préoccupations des dirigeants politiques.

Le 14 novembre, le président de la banque Morgan Stanley pour l’Asie, Stephen Roach, un économiste réputé, estime que Pékin devrait laisser sa monnaie prendre de la valeur progressivement une fois que la reprise économique sera pérenne.

Et si l’euro sombrait...

C’est une question que tout le monde préfère éviter mais qui occupe les esprits de certains économistes depuis le début de la crise : l’euro peut-il survivre à la crise économique qui frappe la planète depuis un an. La question peut paraître farfelue alors que tout semble rentrer dans l’ordre : les banques, qui sont à l’origine de la crise, affichent une santé éclatante, les résultats des entreprises industrielles se maintiennent à un niveau jugé satisfaisant par les investisseurs et les indices boursiers sont orientés à la hausse depuis le début du printemps.

Nouvelle gouvernance ?

A quoi a servi le dernier sommet du G20 ? Tout le monde a plus ou moins un avis en fonction de ce qu’étaient ses attentes. Si on veut bien sortir des slogans faciles du style “ce fut un G vain”, il faut retenir deux éléments :

Une nouvelle victoire de Google

Déjà archi-dominant dans le secteur de la recherche sur Internet, devenu un mastodonte dans les contenus numériques, Google est sur le point de remporter une victoire qui va asseoir un peu plus sa puissance. La Federal Communications Commission (FCC), le gendarme américain des télécommunications et des médias, a proposé en début de semaine de nouvelles règles qui interdiraient aux fournisseurs d’accès Internet - qu’ils soient opérateurs fixes, mobiles ou cablo-opérateurs - d’interférer dans la circulation des informations et des applications sur leurs réseaux.