Par Ad van Tiggelen, stratégiste Senior chez ING IM
Au deuxième semestre de 2009, de nombreux observateurs du marché, y compris nous-mêmes, pensaient que 2010 allait être une année faste pour les fusions & acquisitions. Les bilans des entreprises étaient en effet solides, le coût d’emprunt était faible et il existait un bon nombre de candidats à la reprise générant de confortables liquidités disponibles. La réalité a toutefois été tout autre, du moins au premier semestre de 2010. En dollars, les activités mondiales de fusion et acquisition n’ont augmenté que de 8% par rapport au premier semestre très faible de 2009 (source : Mergermarket), ce qui est bien loin des attentes.
Pourquoi les dirigeants des grandes sociétés disposant de vastes moyens de trésorerie ne se mettent-ils pas en quête d’entreprises à racheter? Et quelles sont les conséquences pour les investisseurs?

