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Des nuages à l’horizon

par Michaël Lok, Chief Investment Officer (CIO) Groupe et Co-CEO Asset Management, et Norman Villamin, Directeur des investissements Wealth Management et responsable de l'allocation d'actifs chez UBP

Les marchés actions mondiaux ont rebondi de 29% entre le creux de la fin mars et le pic d’avril, sous l’effet de la stabilisation du nombre de nouveaux cas quotidiens de Covid-19 et des mesures que les gouvernements mondiaux se sont empressés de prendre pour atténuer l’impact économique des fermetures qui se sont imposées.

Outre les coûts humanitaires de la pandémie appelés à se prolonger, les répercussions secondaires que l’on commence à observer justifient une position prudente de la part des investisseurs à la lumière de la forte augmentation de la prise de risques depuis fin mars.

Mondialisation: 

La restructuration de la dette détenue par les banques centrales est sans doute la «moins mauvaise» des solutions

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

La soutenabilité d’une dette publique ne s’apprécie pas à l’aune d’un « plafond » sur le ratio d’endettement, mais d’un excédent primaire « socialement acceptable ». La notion de soutenabilité de la dette a fortement évolué dans le temps. Sans doute très influencé par l’expérience des crises émergentes, le critère de convergence de Maastricht plaçait la zone de danger du ratio d’endettement public rapporté au PIB à 60%. Après la crise financière mondiale de 2007-2008, les travaux de Reinhart & Rogoff concluaient qu’au-delà de 90%, l’endettement pénalisait la croissance[1].

Politiques: 

Climat des affaires en France : voir le verre à moitié plein

par Julien Manceaux, Senior Economist chez ING

Les chiffres du climat des affaires du mois de mai nous poussent à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à demi vide. Ils montrent en effet que la reprise pourrait être meilleure qu’attendue dans les services et que les industriels sont prêts, même si les carnets de commandes sont encore loin d’être remplis. Le gros coup de pouce à l’automobile décidé hier devrait avoir un impact positif à cet égard. La confiance des consommateurs montre par contre que ceux-ci restent prudents. Dans l’ensemble, ces chiffres montrent une économie prête au déconfinement, sans pour autant dessiner une reprise en « V ».

Politiques: 

Styles « Growth » vs « Value » : Covid-19 et le coup de fouet

par Geoffroy Goenen, Responsable Actions Européennes chez Candriam

Depuis la crise financière mondiale de 2008, les valeurs de croissance (ou « Growth ») ont nettement surperformé par rapport aux actions « Value » en Europe. Ces dernières ont pâti de la faiblesse et de la baisse des taux d'intérêt. Mais ce mouvement n’a pas été linéaire. L'historique des performances relatives des deux styles d’investissement datant d’avant l’éclatement de la bulle « dotcom » offre un éclairage instructif. D’après notre analyse, la prochaine « rotation » de styles ne sera pas aussi dramatique que celle observée en 2000.

Marchés Financiers: 
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