N’enterrons pas trop vite l’économie britannique

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par Michel Martinez, économiste chez Amundi Asset Management

Les investisseurs se montrent circonspects depuis le début de la crise à l’égard de l’économie britannique. Récemment, les marchés des changes ont mal digéré le déficit public historique enregistré en janvier ainsi que la publication d’un sondage suggérant que ni les travaillistes ni les conservateurs ne parviendraient à obtenir de majorité lors des prochaines élections législatives. Pourtant, les perspectives économiques ou des finances publiques à moyen terme nous paraissent s’améliorer.

Stratégies de sortie

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par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

Depuis plusieurs semaines, les gouvernements et banques centrales évoquent la mise en place de stratégies de sortie. Après avoir pris à leur charge une grande partie des risques durant la phase aiguë de la crise financière et bancaire, ils souhaitent relâcher les contraintes qui pèsent sur leur comportement et réduisent leurs marges d’action.

Pour les banquiers centraux, le point de rupture se situe après la faillite de la banque Lehman Brothers à la mi-septembre 2008. Le marché monétaire avait alors brusquement cessé de fonctionner dans un univers de défiance extrême où les banques ne se prêtaient plus. L'intervention des banques centrales fut nécessaire pour permettre au marché monétaire de continuer à jouer son rôle et éviter que l'économie ne soit trop pénalisée. Telle fut la tâche des banques centrales.