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La question de l’inflation : l’énigme du moment pour les marchés

par Mabrouk Chetouane, Responsable de la Recherche et de la Stratégie chez BFT Investment Managers

En dépit du décalage cyclique existant entre les Etats-Unis et la zone euro, la reprise de l’inflation se fait attendre. Les déséquilibres sur le marché en zone euro d’une part et la dissipation des effets Philips aux Etats-Unis d’autre part figurent parmi les facteurs explicatifs les plus souvent avancés. Mais l’absence de progression sur le front des salaires pousse également à nous interroger sur la pérennité de la croissance aux Etats-Unis.

Les investisseurs s’interrogent : de nouvelles tensions inflationnistes vont-elles se manifester dans les mois à venir sur le Vieux Continent ? A priori, non. Même si l'inflation sous-jacente est remontée et progresse désormais à un rythme inobservé depuis près de trois ans, elle n’atteint toutefois que 1,2% en juillet (en glissement annuel).

Marchés Financiers: 

Dette Publique, Dette Privée

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

La dette publique c’est le mal. C’est le genre d’affirmation que l’on voit souvent dans les gazettes. C’est cependant une affirmation erronée. Si l’on doit s’inquiéter d’une dette excessive, cela doit être celle du secteur privé. C’est cette dette privée, notamment celle des ménages, qui était à l’origine de la crise de 2007, ce n’est pas la dette publique dont le niveau était réduit avant la crise. Dix ans après, la dette privée reste à un niveau élevé notamment en Europe. Cela limite les capacités d’ajustement des acteurs du secteur privé.

Mais avant d’évoquer la dette privée, il faut revenir sur la question de la dette publique. On peut ici faire plusieurs remarques :

Politiques: 

Etats-Unis :
est-ce la n de cycle ?

par Didier Borowski, Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

Le PIB américain en volume est supérieur de 13 % à son niveau de fin 2007 (et de plus de 30 % en valeur). En moyenne, depuis le début de la reprise, le PIB réel s’est accru à un rythme annualisé de 2 %, ce qui fait de ce cycle l’un des plus longs de l’histoire des États-Unis. L’économie s’approche désormais du plein emploi, sans toutefois générer les pressions inflationnistes attendues à ce stade du cycle, et ce d’autant plus que les gains de productivité ont chuté et que les coûts salariaux unitaires progressent. Les profits se sont redressés de façon spectaculaire dans les premières années mais l’investissement productif est resté particulièrement mou, probablement en raison du ralentissement de la productivité et de débouchés incertains.

Politiques: 

La croissance ralentit progressivement au Royaume-Uni

par Sylwia Hubar, Economiste chez Natixis

L’activité au Royaume Uni a fortement ralenti au S1 2017. Atteignant 0,3% T/T (et 1,7% en GA), la première estimation de la croissance au T2 est conforme aux prévisions. Si les ventes au détail (ainsi que la production cinématographique) ont positivement contribué à la croissance du PIB, elles devraient être pénalisées par le ralentissement des dépenses des ménages. L’impact négatif de la production, notamment en raison du ralentissement du secteur manufacturier, suggère qu’en termes de contributions au PIB, les exportations nettes et l’investissement ne devraient probablement pas compenser le déclin de la consommation privée. Nous anticipons un ralentissement de la croissance au Royaume-Uni à 1,6% en 2017, puis 1,3% en 2018 (contre 1,8% en 2016).

Politiques: 
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