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Robotisation : les gagnants et les perdants

par Marie-Hélène Duprat, Conseiller auprès du Chef économiste de Société Générale

L'âge de l’automatisation nous promet la croissance de la production mais aussi le creusement des inégalités, avec d’un côté des salariés peu ou moyennement qualifiés et de l’autre côté des travailleurs très qualifiés de mieux en mieux payés. En outre, la hausse du stock de capital consubstantielle à l’automatisation devrait contribuer à creuser davantage le fossé des inégalités, la propriété du capital étant plus inégalement répartie que le revenu du travail.

Innovation & Environnement: 

Investissement : favoriser la stabilité de la performance sur des marchés volatils

par Christophe Donay, Responsable de l’allocation d’actifs et de la recherche macroéconomique, chef stratégiste chez Pictet Wealth Management

Le débat sur une récession imminente est revenu en force, avec son cortège de conséquences pour l’allocation d’actifs. L’inversion, passagère à ce jour, des courbes des taux obligataires, le ralentissement économique ou l’adéquation de la politique monétaire alimentent en effet les craintes des investisseurs de retournement des marchés actions.

Nous avons pour notre part retenu un scénario de croissance pour 2019 du PIB inférieur à 2018, mais pas de récession. Nos indicateurs avancés pointent d’ailleurs même vers un rebond de l’activité au deuxième trimestre dans les principales zones économiques, et principalement en Chine.

Marchés Financiers: 

Un marché mondial du carbone : une solution crédible ou en trompe-l’œil ?

par Raphaël Boroumand, Docteur en économie, enseignant-chercheur, économiste à L'Observatoire Eurogroup Consulting

Depuis le Sommet de la Terre de 2002 à Johannesburg et le fameux : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » du président Jacques Chirac, les conférences climatiques se suivent et se ressemblent. Bien que certaines affichent une apparence de consensus politique, les décisions prises sont bien en deçà de l’urgence climatique. Si la COP21 a permis de mobiliser 195 pays autour de l’Accord de Paris, elle ne permettra pas de limiter la hausse de la température moyenne mondiale à 1,5°C d’ici 2100, une ligne rouge climatique. En effet, les promesses de réduction des gaz à effet de serre nous conduisent sur une trajectoire de 3,2 à 3,5°C, si les engagements sont respectés...

Le statu quo d’un développement à modèle économique et capitalistique constant n’est plus possible compte tenu du tempo de l’horloge climatique.

Innovation & Environnement: 

Etats-Unis : trois messages différents de Washington DC

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Comme le montrent les analyses et commentaires récents sur les États-Unis, c’est la perspective dans laquelle l’on se place qui dicte le sens des messages, d’où la divergence, sinon la contradiction entre ces derniers. Le Président Trump a souligné, la semaine dernière, que l’économie connaîtrait une ascension fulgurante si la Fed décidait à abaisser les taux directeurs, ajoutant que la banque centrale avait contribué à freiner l’activité économique. 2020 étant une année électorale aux États-Unis, il n’est pas étonnant que les hommes politiques scrutent l’état de l’économie. Chacun se souvient à cet égard de la célèbre formule de Bill Clinton : « c’est l’économie, idiot ! » dans sa campagne pour l’élection présidentielle de 1992, qu’il remporta contre le président sortant George Bush sr.

Politiques: 
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